La réforme du code du travail

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Biscuit
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Biscuit » 2 années plus tôt

Je pense que c'est une grave erreur de croire que ce mouvement social n'en est pas un et n'existe qu'à travers la CGT et contre cette seule loi travail.
En réalité la contestation est partout, beaucoup de gens sont solidaires du mouvement et n'en peuvent plus de cette politique qui ne respecte aucune des promesses de campagne et des idées de gauche.
La loi travail n'est qu'une étincelle de plus qui a mis le feu aux poudres. Et le mécontentement va bien évidement largement au delà des seuls syndiqués CGT.
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Biscuit a écrit :Je pense que c'est une grave erreur de croire que ce mouvement social n'en est pas un et n'existe qu'à travers la CGT et contre cette seule loi travail.

Il y'a un mouvement social, c'est indéniable mais c'est devenu complètement irrationnel.
Une CGT avec FO qui dit "retrait de la loi" et le "gouvernement ne veut pas négocier" : drôle de conception de la négociation... la CGT veut faire plier le gouvernement pour rester en tête des syndicats.
L'article 2 prévoit de négocier entreprise par entreprise, de coller au terrain plutôt que de rester dans de grande théorie parfois inapplicable. On dit souvent que bcp de lois sont complètement déconnecté de la réalité (pas que dans le monde de l'entreprise) ; où est le mal là? (si ce n'est affaiblir de fait la cgt)
Biscuit a écrit :En réalité la contestation est partout, beaucoup de gens sont solidaires du mouvement et n'en peuvent plus de cette politique qui ne respecte aucune des promesses de campagne et des idées de gauche.

ah bah ça... élu sur des mensonges, une crise sous estimée de l'aveu même de notre Flamby national ; je peux comprendre que les électeurs de gauche (ou tout du moins les siens) ne soient pas content... à chaque fois la gauche promet la lune, à chaque fois ça fini mal...
Après si Hollande décide de faire cette loi... il n'est pas complètement maso, c'est bien qu'il y'a une raison.
Biscuit a écrit :La loi travail n'est qu'une étincelle de plus qui a mis le feu aux poudres. Et le mécontentement va bien évidement largement au delà des seuls syndiqués CGT.

Le mécontentement touche tout le monde ; qu'on soit de gauche, du centre, de droite... ça bricole depuis 2012, aucun cap clair, des revirements, des couacs, le passif des mensonges de 2012, des mecs du même bord qui se tapent sur la tronche... bref un truc qui n'a jamais tenu la route, un gros bordel.
Je ne sais pas où va le pays, comment on va sortir de ce mouvement (démission de Valls? du Flamby?), est ce que ça va tenir jusqu'en 2017? va-t-on au devant de gros affrontements avant ou après 2017? en tout cas ça craint...
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Chaynal
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Chaynal » 2 années plus tôt

Aujourd'hui, sur le site de Libération, cette tribune qui dénonce la tendance de fond à transformer en épouvantails les manifestants contre la loi El Khomri.

«Casseurs» : renverser l’accusation

Voilà deux mois que le gouvernement ne sait plus que faire pour venir à bout d’un mouvement auquel il ne comprend rien. Après avoir usé jusqu’à la lie la rhétorique anticasseur, il inaugure depuis la semaine dernière une nouvelle stratégie afin d’écraser ce qui lui résiste. Cette stratégie consiste à isoler, sur les suggestions des services de renseignement, des «groupes organisés» constitués policièrement en «associations de malfaiteurs», puis à les accuser de faits dont on exagère la gravité afin de pétrifier tant la population que ceux qui luttent. Ainsi, on annonçait jeudi 19 mai l’arrestation à Rennes d’un groupe de 20 «casseurs», jeunes «radicalisés» appartenant à la «mouvance anarcho-autonome», une «association de malfaiteurs» qui s’apprêtait à «saboter» le métro de la ville. Renseignements pris, le sabotage en question était une action de blocage économique décidée en assemblée générale interprofessionnelle et menée de concert avec la CGT-Route qui bloquait les axes routiers en périphérie de la ville. L’«association de malfaiteurs» se réunissait dans les locaux de Sud-Solidaires et s’apprêtait, en fait, à coller des autocollants sur les composteurs de billets, voire, pour les plus extrémistes, à y introduire de la mousse expansive.

C’est une manœuvre identique qui a été déployée à Paris le 18 mai suite à l’attaque d’une voiture sérigraphiée de la police par des manifestants. Alors que le syndicat de police Alliance privatisait la place de la République et faisait des «selfies» aux côtés de Marion Maréchal-Le Pen, d’Eric Ciotti et de Gilbert Collard, une contre-manifestation sauvage, repoussée à coups de gaz lacrymogènes, s’élançait dans les rues de Paris. C’est dans ces conditions qu’une voiture de police prise dans la circulation a dû essuyer un concentré de cette colère que l’on voit éclater depuis deux mois, à chaque manifestation. Qu’à force de se faire brutaliser, les plus pacifiques des manifestants en soient venus à entonner les slogans «Tout le monde déteste la police», «Même la police n’aime pas son travail», «Que fait la police, ça crève les yeux», devrait à tout le moins interroger. Suite à l’incendie du véhicule, le gouvernement allumait un contre-feu en gonflant l’incident en «tentative d’homicide volontaire». A cet effet, on occultera opportunément qu’à la vue des premiers manifestants, le policier a sorti son arme de service, voulant les repousser, et que ces mêmes manifestants ont aidé la policière à sortir du véhicule ; on transformera le bout de plastique dont se défend le policier en «barre de fer», des manifestants en «association de malfaiteurs» et on ira chercher des coupables présélectionnés par les services de renseignement parmi les militants de l’Action antifasciste Paris-Banlieue (AFA), que l’on essayait depuis une bonne semaine d’interdire de manifester. Et tous les médias de reprendre en chœur cette construction grotesque. Qu’importe qu’après deux jours de garde à vue, le ministère de l’Intérieur lui-même concède dans les pages du Monde qu’il n’y a, en l’état, aucun élément permettant de lier ces quatre militants à l’incendie de la voiture.

On comprend mieux à présent le sens de la déclaration de Manuel Valls au Sénat mardi 17 mai : «Ces Black Blocs, ces amis de monsieur Coupat, toutes ces organisations qui au fond n’aiment pas la démocratie, qui la contestent, qui en contestent les principes, trouveront la plus grande détermination de l’Etat, de la police et de la justice.» Ce qui était alors en préparation, à Rennes comme à Paris, était une manœuvre identique à celle qu’avaient tentée Michèle Alliot-Marie et Alain Bauer à l’époque du raid antiterroriste de Tarnac : cibler sur les conseils des services de renseignement un groupe d’opposants à éliminer, leur imputer des faits controuvés, construire sur cette base une «association de malfaiteurs» et tabler sur le suivisme et la lâcheté médiatiques pour faire passer l’accusation dans l’opinion.

Si, à l’époque, cette manœuvre a fini par piteusement échouer, c’est parce que nombreux furent celles et ceux qui, derrière le discours policier et gouvernemental, devinaient l’opération politique. Ce qui se prépare en ce moment, ce sont des «affaires de Tarnac» en série. C’est pourquoi nous appelons à soutenir les mis en examen de Rennes ou de Paris, ainsi que les lycéens, étudiants et manifestants mis en examen et qui parfois attendent en préventive leur comparution. Nous appelons à déjouer toute tentative de les isoler et de les instrumentaliser et à lutter pour l’abandon des charges extravagantes pesant sur eux : bref, à renverser l’accusation.
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Nouvelles affaires de violences policières :
- A Paris : "Un policier jette une grenade de désencerclement sans même regarder, un homme s’effondre" (Les Inrocks)
- A Toulouse : Manifestation à Toulouse : une scène de violence policière crée l'émoi sur les réseaux sociaux (France 3 régions Midi-Pyrénées)

Une tribune publiée par une centaine d'intellectuels et de personnalités : «Casseurs» : renverser l’accusation
"Une centaine d’intellectuels et de personnalités dénoncent la stratégie du gouvernement d’isoler des «groupes organisés» et d’exagérer leurs faits de violence pour décrédibiliser les manifestations contre la loi travail à Rennes et à Paris."

Un entretien du Monde avec un professeur de sociologie politique de Lausanne : "« Rien ne justifie l’instrumentalisation politique du maintien de l’ordre »

Une pétition est lancée sur We Sign It contre les brutalités policières (environ 9000 signatures actuellement).
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

La CGT défend la CGT ; pas les salariés!

L’article 2 est le plus contesté de la loi Travail. Il prévoit d'accorder la primauté aux accords d'entreprise sur les accords de branche. Cet article est le plus décrié par les opposants au texte car les mesures sont moins avantageuses pour les salariés. Ces derniers dénoncent ainsi une véritable inversion de la hiérarchie des normes. Selon Nicolas Doze, la plupart des mesures de cet article existent déjà depuis 2008. Si les accords d'entreprises sont mis en place, les branches disparaîtront peu à peu, en emportant avec elles la CGT

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplaye ... 21988.html


PS: je ne vois pas ce que les prétendues "violences policières" viennent faire sur ce topic de "La réforme du code du travail" ...
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Chaynal » 2 années plus tôt

Aujourd'hui, sur le site du Monde, une tribune qui rappelle - salutairement - les sources du mécontentement social lié à la réforme du code du travail :

L’absence d’espoir déchaîne la colère sociale en France

LE MONDE | 25.05.2016 à 13h48 • Mis à jour le 28.05.2016 à 15h01
Par Dominique Méda (Directrice de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales de l’université Paris-Dauphine)


Quel paradoxe ! Alors même que l’un des principaux objectifs de la loi El Khomri était, nous disait-on, d’améliorer le dialogue social, la France est à feu et à sang. Alors qu’il restait encore un an au président de la République et à l’équipe gouvernementale pour fabriquer un semblant d’unité de la gauche, cette dernière est en miettes, et la division syndicale plus profonde que jamais.

Alors qu’il était encore possible, une année avant les échéances, d’organiser de façon raisonnable une primaire des gauches et des écologistes au cours de laquelle les candidats auraient pu présenter un programme ambitieux de sortie de crise, voire simplement rendre des comptes, une partie de la gauche semble avoir adopté comme seule ligne de bataille, l’idée selon laquelle, avec cette dernière, le détricotage de notre modèle social sera un peu moins radical.

Entre Charybde et Scylla

Comment s’étonner, dès lors, que le désespoir saisisse un nombre toujours plus grand de nos concitoyens. Ils ont désormais le choix entre Charybde (licenciements facilités, travail du dimanche, coupes budgétaires dans les dépenses pour la recherche et l’enseignement supérieur pourtant présentées comme le nerf de la guerre…) et Scylla (centaines de milliers de fonctionnaires non remplacés, réductions drastiques des dépenses publiques, réécriture du Code du travail…).

Les causes ne sont pas évoquées : le rôle de la financiarisation ; la réduction des bases sociales et fiscales qui permettent de financer notre Etat social ; le refus des entreprises d’assurer la fonction d’employeur et les obligations qui s’y attachent ; l’obsession de rentabilité qui met les salariés et les entreprises sous pression ; la profonde transformation du système productif désormais dominé par des groupes… Le débat politique ressemble de plus en plus à une mise en scène d’où les vraies questions sont exclues, et où le Front national peut, de ce fait, apparaître comme le seul à apporter des réponses nouvelles.

L’absence d’espoir est le pire poison. Et c’est elle qui déchaîne aujourd’hui la colère. Car nous devons faire face à trois grands maux devenus chroniques. D’abord, bien sûr, le chômage, qui détruit les individus et dont les conséquences dramatiques n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. Ensuite, et les deux vont intimement ensemble, la dégradation des conditions d’exercice du travail. De plus en plus de nos concitoyens sont au bout du rouleau mais n’osent s’en plaindre tant le fait d’avoir un travail semble être devenu un luxe. Enfin, l’absence de promotion, d’horizon ou le déclassement, notamment pour les populations d’origine immigrée, mais aussi pour de nombreuses familles modestes qui n’accèdent pas aux bonnes écoles ou à l’emploi.

Immense déception

Si nous voulons échapper à la balkanisation de notre société, il est urgent de dessiner une alternative qui romprait avec les discours purement économiques.

Les juristes Alain Supiot et Mireille Delmas-Marty nous invitent, dans leur dernier ouvrage, à Prendre la responsabilité au sérieux (PUF, 2015) : la manière dont les entreprises transnationales organisent la compétition entre les régions du monde et échappent aux responsabilités qui leur incombent derrière leurs filiales écrans est un des problèmes les plus redoutables du moment.

C’est pour cette raison que la réduction du périmètre pris en considération pour vérifier le caractère abusif ou non du licenciement, proposée par la loi El Khomri, constituait un véritable scandale. Le rôle majeur de la financiarisation dans la transformation du système productif et l’aggravation des pressions qui pèsent sur les entreprises et les travailleurs, est désormais bien documenté : d’où l’immense déception qu’a entraînée le non-respect de la promesse de campagne du candidat Hollande. S’accorder sur les règles permettant de la mettre en œuvre est urgent.

Ces dernières années, des chercheurs de toutes disciplines ont mis en évidence le caractère profondément idéologique des théories de l’entreprise, en vogue durant les trois dernières décennies : non, l’entreprise n’a pas pour seule responsabilité de faire du profit ; non, les dirigeants ne sont pas les agents des actionnaires ; non, les actionnaires ne sont pas les propriétaires de l’entreprise. S’il faut admirer notre voisin allemand, c’est pour les beaux restes de sa codétermination. Il est temps de faire de l’entreprise, comme le suggère la philosophe Isabelle Ferreras, un espace démocratique. Quant aux syndicats, des chercheurs ont montré leur utilité : les pays dans lesquels le bien-être au travail est le plus grand sont aussi ceux où le taux de syndicalisation est le plus élevé.

Haute qualité démocratique

La place accordée à la question climatique et à la nécessaire reconversion écologique de nos sociétés, qui occupe une place infime dans les discours des politiques, pourrait constituer une opportunité formidable de renouer avec le plein-emploi, de désintensifier le travail et de reconstruire l’ensemble de notre système énergétique et productif.

A n’en pas douter, l’Europe détient une partie de la solution à nos problèmes. La rupture pure et simple ne suffit pas. Ce qui pourrait nous enthousiasmer, c’est l’idée d’une Europe nouvelle, une Europe démocratique, où le Parlement aurait le premier rôle, une Europe qui mettrait la question sociale et écologique au premier plan, une Europe qui deviendrait une zone de haute qualité démocratique, sociale et environnementale. Mesdames et Messieurs les politiques, lisez les travaux des chercheurs en sciences sociales, donnez-nous de l’espoir !
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Sur L'Express Entreprises :

Loi Travail: les sénateurs suppriment les 35 heures

En commission des affaires sociales, les représentants de la chambre haute ont adopté un amendement qui réinstaure les 39 heures. Ils ont fait d'autres gros aménagements à l'article 2 tant décrié.

"La loi fixe toujours la durée légale du travail à 35 heures par semaine (...) (or) la durée du travail des salariés employés à temps plein en France demeure parmi les plus faibles des pays européens avec une durée annuelle moyenne de 1536 heures contre 1580 heures en Allemagne ou 1637 heures au Royaume-Uni".

Pour les pourfendeurs des 35 heures, la comparaison avec nos voisins européens est un grand classique. Et les sénateurs auteurs de l'amendement qui vient d'être adopté en commission des affaires sociales, qui fixe à nouveau la durée légale à 39 heures, ne s'en donc sont pas privés.

L'amendement (à l'article 2) voté par leurs soins en commission des affaires sociales laisse à l'accord d'entreprise ou à défaut de branche, le soin de fixer la durée de référence à temps plein. "A défaut d'accord, cette durée serait fixée à 39 heures hebdomadaires ou 1790 heures en cas d'annualisation du temps de travail", indiquent-ils. Et "les conditions de maintien de la rémunération mensuelle des salariés qui effectuaient des heures supplémentaires régulières avant la date de promulgation de la présente loi" seraient fixées par décret.

Temps partiel

Exit aussi les 24 heures minimum de temps partiel. Car les sénateurs ont également voté le fait de confier à la négociation collective d'entreprise ou, à défaut, de branche, le soin de fixer une durée minimale de travail à temps partiel. Mais ce serait facultatif. Les entreprises pourraient "juger que la diversité des profils et des activités exercées ne justifie pas une telle rigidité".

Forfaits jours dans les PME

Les sénateurs ont également remis dans le projet de loi la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés de conclure des forfaits jours avec leurs salariés sans accord collectif préalable.

Le référendum à l'initiative de l'employeur autorisé

Alors que le projet de loi voté par 49.3 à l'Assemblée permet uniquement le référendum d'initiative syndicale pour faire valider un accord, les sénateurs, en commission, ont autorisé le référendum à l'initiative de l'employeur, dans les entreprises de moins de cinquante salariés, pour des projets portant sur l'intégralité des thèmes du code du travail. L'accord serait validé si 2/3 des salariés se prononçaient en sa faveur.

Toujours dans les entreprises de moins de cinquante salariés, il serait possible, dans celles dépourvues de délégué syndical, de passer un accord avec les institutions représentatives du personnel (délégué du personnel ou comité d'entreprise) sans passer par le dispositif du mandatement. Dans cette hypothèse, les représentants élus du personnel devraient avoir recueilli au moins 30% des suffrages exprimés lors du premier tour des dernières élections professionnelles.

Que l'accord passe par référendum ou par signature avec des IRP, il devrait être envoyé à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dirrecte) pour un contrôle de légalité. Passé un délai de deux mois, il serait réputé approuvé.


Les sénateurs ont aussi supprimé plusieurs dispositions qui devaient renforcer la garantie de l'éthique journalistique :
Communiqué du SNJ-CGT (le SNJ étant le Syndicat national des journaliste) sur Acrimed : "À droite toute contre le pluralisme".

En ce qui me concerne, la grève générale, c'est quand on veut.

Nouveaux incidents avec les CRS à Rennes :
Manif contre la loi travail : charge violente des CRS à Rennes.

Autre violence policière, à Saint-Malo, dans un contexte différent et sans lien apparent avec la loi travail : des parents et des collégiens avaient bloqué le collège Surcouf pour protester contre l'annonce par le recteur de sa fermeture (il s'agit d'un des quatre collèges de la ville). Des policiers sont intervenus pour débloquer le collège et ont fait 11 blessés dont 3 collégiens, avant de repartir sans même attendre l'arrivée des pompiers. Une cellule psychologique a dû être mise en place pour les collégiens contusionnés et traumatisés.
Dans Le Télégramme : Intervention des forces de l'ordre au collège Surcouf : 11 blessés
Autres informations sur le site du SNES Bretagne.
Le recteur a refusé tout dialogue et n'a fait aucune déclaration au sujet des blessés.
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Les Français sont 60% à répondre : "la CGT abuse de son droit de grève et cherche de manière illégitime à bloquer le pays".

http://www.atlantico.fr/pepites/loi-tra ... 20148.html

Le grand soir n'est pas pour demain :cheesy:
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Le "grand soir"... j'adore ton assimilation des opposants à la loi El Khomri aux bolchéviques, c'est très subtil comme réflexion politique.

Un sondage pour le Figaro Magazine, ce torchon réactionnaire dont chaque numéro est une insulte à l'information et chaque hors-série "historique" une insulte aux historiens ? Si c'est le sondage le plus fiable que tu as trouvé, la fin des manifestations n'est pas pour demain :D
Une formulation de question manipulée pour orienter les réponses, c'est facile à faire et c'est même très courant dans les sondages, comme n'importe quelle personne ayant étudié sérieusement ce domaine pourrait le dire. L'article ne donne même pas la formulation de l'autre réponse qui était proposée aux sondés !
Et puis tu oublies la suite de l'article :

Concernant la fermeté de l'attitude du gouvernement vis-à-vis du conflit social contre la loi Travail, les avis sont partagés, dans l'incompréhension que suscite la loi Travail : 42% des sondés estiment que les autorités auraient dû se montrer "moins fermes" dès le début de la crise, contre 40% qui jugent que le gouvernement aurait dû adopter une position "plus ferme".

En revanche, ils ne sont que 18% à affirmer que l'État a montré la "bonne attitude" par rapport à sa gestion des contestations sociales de la loi El Khomri.


Oh, mais il y a un lien vers un autre sondage au bas de l'article. Qu'est-ce donc ? Un sondage de l'Ifop pour le Journal du dimanche datant du 29 mai. Que dit-il ?

Le sondage réalisé par l’Ifop pour le JDD confirme que Manuel Valls est loin d’avoir gagné la partie sur la question de la loi travail et que si le gouvernement attend que les Français se lassent, la mobilisation pourrait durer : en effet, une grande majorité de Français souhaitent que le projet de loi travail soit modifié ou retiré, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Sur 982 personnes interrogées vendredi et samedi, seulement 13% disent souhaiter le maintien de ce texte en l'état. 46% souhaiteraient son retrait et 40% attendent (au minimum) qu’il soit retravaillé, donc modifié. Les sympathisants de gauche dans leur ensemble disent à 51% souhaiter son retrait, comme 68% des sympathisants du Front national et 41% de ceux du Parti Les Républicains.

Pour autant, les sondés ne sont plus "que" 14% à imaginer que le gouvernement va retirer le projet purement et simplement. Ils sont par contre 57% à estimer que le gouvernement conservera la loi mais en y apportant des modifications, contre 26% selon qui le texte sera conservé en l'état.

Quand on demande aux Français qui doit décider dans les entreprises du temps de travail, c'est le Code du travail qui est privilégié. 43% des sondés souhaitent que le temps de travail soit déterminé par le code, contre 33% pour qui il devrait être fixé dans chaque entreprise par accord collectif et 22% au niveau de la branche professionnelle.


Désolé :D

Si tu lis la presse féminine, par contre, c'est sûr que tu ne risques pas d'être bien informé sur les conséquences délétères de ce projet de loi pour l'inégalité au travail : son traitement par ces médias est assez piteux.

Le Monde donne des précisions sur la répression de la manifestation de Rennes.

Une pétition sur Change.org réclame à Bernard Cazeneuve de condamner clairement les violences policières de ces derniers mois.
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Chaynal » 2 années plus tôt

Le dernier numéro d'Alternatives Economiques traite justement de la nécessité d'une réduction du temps de travail, exposant les raisons qui mènent à cette affirmation - une lecture qui pourrait élargir le champ de vision de ceux qui tiennent pour évident qu'il faut revenir à la semaine de 39 / 42 / 48 / 72 heures (sélectionnez l'importance du retour en arrière).

La revue a publié - le 3 mai dernier - un appel en ce sens, signé par 150 personnalités du monde universitaire, politique et économique :

Pourquoi il faut réduire le temps de travail

Alors que la loi travail, entrée à l'Assemblée nationale le 3 mai, prévoit d'allonger le temps de travail, Alternatives Economiques lance un appel, signé par 150 personnalités, pour travailler moins mais travailler tous et mieux

La France compte actuellement 6,5 millions d'inscrits à Pôle emploi, 2,8 millions de plus qu'en 2008. Le chômage de masse mine depuis longtemps déjà la société hexagonale, mais ce fléau a pris une ampleur sans précédent ces dernières années. Il y a urgence à réagir.

L'activité a certes repris depuis 2015 et elle pourrait accélérer encore un peu avec des politiques économiques plus dynamiques en Europe. Mais avec la crise écologique qui s'aggrave, les perspectives de croissance sont limitées et le resteront. De plus, la révolution numérique et la robotisation pourraient bien, elles aussi, menacer de nombreux emplois. Il n'y a donc quasiment aucune chance que l'évolution spontanée de l'économie permette de faire reculer le chômage à un rythme suffisant pour éviter les risques d'explosion auxquels la société française est confrontée aujourd'hui.

Si on veut éviter la paupérisation des travailleurs tout en faisant reculer rapidement le chômage, il faut « travailler moins pour travailler tous et mieux »

D'autres pays affichent cependant un taux de chômage plus faible que la France. Le plus souvent ce résultat est atteint grâce à un vaste secteur de « travailleurs pauvres », via une croissance massive du travail à temps partiel féminin et un retour en force du travail indépendant. Ces personnes occupent certes un emploi, mais n'en ont pas moins les plus grandes difficultés à se loger, à se soigner, à éduquer leurs enfants… Bref, à mener une vie décente. Ces politiques creusent de plus les inégalités entre riches et pauvres et les écarts entre hommes et femmes.

Si on veut éviter ces écueils tout en faisant reculer rapidement le chômage, il faut « travailler moins pour travailler tous et mieux ». Au tournant des années 2000, le passage aux 35 heures hebdomadaires avait eu un effet très positif sur l'emploi et l'activité, malgré certaines difficultés dans sa mise en oeuvre, notamment en matière d'intensification du travail. Il faut d'urgence reprendre ce chemin, même s'il faut probablement s'y prendre autrement, et notamment ne plus raisonner seulement sur le temps de travail hebdomadaire.

Nous avons pleinement conscience de la difficulté de l'exercice tant en termes de financement que d'organisation des entreprises, mais cette question doit revenir au coeur du débat public. Non seulement pour réduire le chômage, mais aussi pour reprendre la marche en avant du progrès social et sociétal, en favorisant des modes de vie plus équilibrés et plus respectueux de l'environnement. Nous vous demandons de nous y aider en portant vous aussi ce débat sur votre lieu de travail, dans vos collectivités, vos syndicats, vos partis, vos associations… Il en va de l'avenir de notre démocratie et de notre modèle social.


http://www.alternatives-economiques.fr/ ... 76048.html
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Ascagne a écrit :Le "grand soir"... j'adore ton assimilation des opposants à la loi El Khomri aux bolchéviques, c'est très subtil comme réflexion politique.

Oui tu as raison, en plus des cocos la cgt grouille de frontiste...
Ascagne a écrit :Un sondage pour le Figaro Magazine, ce torchon réactionnaire

Les réactionnaires sont dans la rue... les cgétistes, les frontistes ; tout ceux qui ne veulent pas de changement et veulent garder la bonne vieille France...

Tu cites un sondage dont j'aurai oublié des choses ok, mais toi tu en oublies aussi... les gens vont se lasser, les fins de mois sont dur (à part pour les nantis qui ont les moyens de se payer des grèves à rallonge)...
Le sondage réalisé par l’Ifop pour le JDD confirme que Manuel Valls est loin d’avoir gagné la partie sur la question de la loi travail et que si le gouvernement attend que les Français se lassent, la mobilisation pourrait durer : en effet, une grande majorité de Français souhaitent que le projet de loi travail soit modifié ou retiré, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Sur 982 personnes interrogées vendredi et samedi, seulement 13% disent souhaiter le maintien de ce texte en l'état. 46% souhaiteraient son retrait et 40% attendent (au minimum) qu’il soit retravaillé, donc modifié. Les sympathisants de gauche dans leur ensemble disent à 51% souhaiter son retrait, comme 68% des sympathisants du Front national et 41% de ceux du Parti Les Républicains.

Pour autant, les sondés ne sont plus "que" 14% à imaginer que le gouvernement va retirer le projet purement et simplement. Ils sont par contre 57% à estimer que le gouvernement conservera la loi mais en y apportant des modifications, contre 26% selon qui le texte sera conservé en l'état.

Quand on demande aux Français qui doit décider dans les entreprises du temps de travail, c'est le Code du travail qui est privilégié. 43% des sondés souhaitent que le temps de travail soit déterminé par le code, contre 33% pour qui il devrait être fixé dans chaque entreprise par accord collectif et 22% au niveau de la branche professionnelle.


Ascagne a écrit :Si tu lis la presse féminine, par contre, c'est sûr que tu ne risques pas d'être bien informé sur les conséquences délétères de ce projet de loi pour l'inégalité au travail

Vu l'origine de "acrimed" c'est sure que je ne risque pas d'être bien informé... :beuark:


Je profite de l'article de Chaynal aussi pour dire que j'ai vraiment la désagréable impression que beaucoup croient que tout est figé, que parce qu'on décroche un job même précaire on ne peut pas évoluer, que la vie est fini, qu'on est condamné à galérer... je trouve ça triste tant de négativisme
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

vigix a écrit :Les réactionnaires sont dans la rue... les cgétistes, les frontistes ; tout ceux qui ne veulent pas de changement et veulent garder la bonne vieille France...


Ce n'est pas parce qu'on refuse une réforme qu'on refuse toute réforme (ça, c'est de la comm' gouvernementale). On ne manque pas de propositions à gauche (la vraie) pour améliorer les conditions de vie des travailleurs et les relations au sein des entreprises. Mais sur cette loi comme sur les autres (la réforme du collège, par exemple), le gouvernement a d'emblée opté pour la confrontation et le passage en force. Ce n'est pas de la politique, c'est du new management (plus si nouveau que ça, d'ailleurs).

vigix a écrit :les fins de mois sont dur (à part pour les nantis qui ont les moyens de se payer des grèves à rallonge)...


Entièrement d'accord. Partant pour financer les caisses de grève ? :)
Mon beau-frère Silvius tient le Biplan, un blog sur la bisexualité (actualités, militantisme, réflexions de fond). Passez donc voir, si le coeur vous en dit :
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Ascagne a écrit :Ce n'est pas parce qu'on refuse une réforme qu'on refuse toute réforme (ça, c'est de la comm' gouvernementale). On ne manque pas de propositions à gauche (la vraie) pour améliorer les conditions de vie des travailleurs et les relations au sein des entreprises. Mais sur cette loi comme sur les autres (la réforme du collège, par exemple), le gouvernement a d'emblée opté pour la confrontation et le passage en force. Ce n'est pas de la politique, c'est du new management (plus si nouveau que ça, d'ailleurs).
.

Perso je n'ai pas voté pour les socialistes... il ne fallait pas être devin en 2012 pour savoir que leur programme c'été du vent au vu de la situation... défendre encore aujourd'hui un tel (ou proche) programme c'est de l'aveuglement.
Je suis d'accord avec toi pour dire que ce n'est pas de la politique mais ce n'est même pas un semblant de management... c'est pufff je ne sais même plus quoi dire en fait... triste
Tu ne seras pas surpris si je te dis que les propositions (économique) de la "vraie gauche" (ça ne me fait même plus rire ce cirque :( ) sont complètement déconnecté de la réalité... on est irréconciliable là dessus ... rappelles toi Hollande en 2012 "mon véritable ennemi c'est le monde de la finance" ; tu connais toute ma sympathie pour Hollande, mais honnêtement tu crois vraiment qu'il est maso à ce point pour se mettre à dos son propre électorat?
Ascagne a écrit :Entièrement d'accord. Partant pour financer les caisses de grève ? :)

Des nantis qui me pourrissent la vie en me savonnant la planche (je ne fais pas de chiffre je n'ai pas de salaire et in fine je prends rapidement la porte) tu crois que je vais les aider??? :shock: Franchement ils peuvent crever la gueule ouverte! :gun:
Là tu vois je viens de filer (donner ; pas prêter!) des tunes (et sans réduction d'impôts) à un pote qui a monté sa boite... au moins je suis sure que ça c'est réellement utile et que ça fait avancer les choses! Je préfère de loin l'action à la réaction et à la complainte...
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar Chaynal » 2 années plus tôt

Il faut être sacrément gonflé - ou ignorant du sens de ce mot - pour appliquer le terme "nantis" aux syndiqués de la CGT.

Je serais très curieux de savoir quelle proportion d'entre eux gagne - allez, soyons fous - ne serait-ce que deux fois le SMIC.

Et même si gagner deux fois le SMIC suffisait à être considéré comme un nanti, quel qualificatif donner à ceux qui gagnent trois, dix, vingt, quatre cent fois le SMIC ?
Ou à ceux qui vivent de leurs rentes et thésaurisent l'argent ?
Même dans les pages les plus rouges de l'Humanité, on ne trouverait pas de mot assez fort (et pourtant, des plumes acérées y ont écrit).

Peut-être que leur richesse réside ailleurs, à ces "nantis de la CGT" ? Leurs acquis sociaux après des décennies de négociations, c'est ça leur richesse ? Et il faudrait les leur enlever parce que c'est la seule chose qu'ils ont ?

Donc si j'ai bien compris, il faut déshabiller la classe moyenne (enfin, si on peut considérer que les syndiqués de la CGT font partie de la "classe moyenne"... inférieure, peut-être ?) au nom d'un principe d'égalité qui se résumerait à "tous égaux dans la précarité" ?

Note, ce serait vachement bon pour les dividendes (au moins la première année). Et puis ce n'est pas comme si ce n'était pas une situation qu'on avait pas déjà expérimentée.
Comment ça s'appelait ? Ah, oui : l'Ancien Régime.

Eh bien l'idéal syndical n'est pas là.
Les syndicats sont nés justement dans la misère des travailleurs exploités sans vergogne dans le monde merveilleux de l'industrie du XIXe siècle - un monde où on avait la liberté absolue de quitter (ou de se voir quitter sans avoir son mot à dire) un emploi de merde dangereux et mal payé pour retrouver un autre emploi tout aussi dangereux et mal payé.
Leur objectif a été de limiter, de plus en plus, les effets délétères de la précarité ainsi que son champ d'application.

Alors on peut discuter de la pertinence des réglementations, du manque de souplesse, de réformes... Mais il faudrait veiller à ne pas confondre réforme et régression.

Le réactionnaire, dans l'histoire, n'est pas tant celui qui s'oppose à une réforme que celui qui promeut une régression.
C'est celui qui savoure l'idée de prendre sa revanche sur les acquis sociaux que les syndicats lui ont arraché de haute lutte.
C'est celui qui se complait dans le mépris de classe - le seul : celui des nantis, au vrai sens du terme - au point de se dire que ce serait bien fait de rabaisser la plèbe plus bas que terre, que ça lui donnerait une bonne leçon.

Vigix, toi qui accuses les syndiqués de la CGT d'être des nantis, tu oublies fort commodément qu'il ne demandent pas une dérogation ou un régime spécifique qui les concernerait. Leurs revendications sont universalistes : leur nivellement, eux, ils le veulent par le haut, pas par le bas.

Franchement, je peux comprendre la critique et l'exaspération.
Mais en emboitant le pas à ceux qui diffament la CGT - et la nuance est appréciable - tu ne fais que prêter ton (modeste) concours à un procédé manipulatoire minable - et à mon avis incompatible avec l'estime que tu te portes.
"N’oublions jamais que le droit au rêve ne prend toute sa valeur qu’accompagné du droit à la lucidité." - Georges Charpak
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Re: La réforme du code du travail

Messagepar RIHANNO » 2 années plus tôt

Je voudrais rappeler quelques faits parce que rien qu 'en les rappelant on se rend compte à quel point la France est mal en point et se trouve dans une période révolutionnaire et à quel point nous sommes dans un cas ubuesque

1°) Le gouvernement actuel n'a plus de majorité (pour ce texte du moins) : sinon il aurait pas utilisé le 49.3

Il veut pas reculer car sinon Valls saute et aprés le cuisant échec de la loi sur la destitution de la nationalité et autres lois que Hollande avait annoncé au congrés à Versailles aprés les attentas de novembre dernier cela montrerai que le quinquennat a servi à rien ou pas grand chose

2°) La CGT en particulier, des syndicats, (et des groupuscules de casseurs) bloquent une partie de la France alors que les syndicats représentent prés de 7 % des travailleurs (surtout des gens du secteur public)

C'est vrai que la CGT défend surtout des gens du public ceux sont eux surtout qui manifestent même si les salariés du privé manifestent par procuration

3°) Le MEDEF par son mode de fonctionnement représente surtout les grosses multinationales (Gattaz, Parisot et le baron Seillière en sont l' exemple même)

A chaque nouvelle baisse de charge comme le CICE ou la baisse de la TVA dans la restauration le MEDEF promet des embauches mais rien se passe


Ceci étant dit et rappelé cela rappel 1789 où la noblesse, le clergé et la noblesse s'arc boutaient sur leurs acquis et en voulait plus aux détriments des 2 autres
De ce fait comme il y a pas de solution politique cela ne peut se résoudre que par la violence

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