Aider les migrants du camp de Calais

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Re: Attentats de Paris

Messagepar RIHANNO » 2 années plus tôt

http://www.liberation.fr/planete/2016/01/31/plus-de-10-000-enfants-migrants-auraient-disparu-depuis-deux-ans_1430171

 ! Modération
Quel est le rapport avec le sujet ?


Je me suis trompé avec le sujet sur Calais excuses moi
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar RIHANNO » 2 années plus tôt

Petit rappel sur l'actualité depuis prés de 16 ans du site de Sangatte, en regardant dans le rétro cela donne le tournis et cela permet de mettre les choses en perspectives
On en est au début du commencement !
C'est là qu 'on se rend compte de la nullité et de l'impuissance de nos politques : édifiant !

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20021112.OBS2602/nicolas-sarkozy-justifie-la-fermeture-de-sangatte.html

http://www1.rfi.fr/actufr/articles/036/article_18473.asp

http://tempsreel.nouvelobs.com/tag/sangatte

http://www.ina.fr/video/2000011001012
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Ascagne
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Une tribune de Nicolas Klotz dans Libération alors que la moitié du camp de Calais est menacé de destruction pure et simple, réduisant à néant les efforts des ONG et des bénévoles au nom d'un supposé relogement qui n'a en réalité déployé aucun moyen :

Calais : pour en finir avec la communication chloroforme
Par Nicolas Klotz , Cinéaste — 22 février 2016 à 17:14

Image
Samedi 5 décembre 2015, les migrants organisent une marche en la mémoire du jeune Youssef, mort sous un camion alors qu'il tentait de passer en Angleterre. Photo Marie Magnin

Signataire de «l'Appel de Calais», le cinéaste Nicolas Klotz vient de passer dix jours dans la «jungle». Il pointe la défaillance totale de l'Etat et souligne le travail des juristes bénévoles sur place.

Comme beaucoup de cinéastes, philosophes, sociologues, artistes, j’ai signé l’Appel de Calais il y a quelques mois. Et comme beaucoup, j’ai vu passer des articles, des reportages, des prises de position sur «la jungle» de la part du personnel politique et médiatique ; mais comme en accéléré, déjà chassés par d’autres informations, par d’autres débats, infinis, transformant mon cerveau en une sorte de drive-in permanent où le monde entier fait irruption sans cesse, sans que je puisse avoir la moindre prise. Comme pour beaucoup aussi, cette masse informe d’informations et de débats hypermédiatisés engendre surtout un immense sentiment d’impuissance. Une impuissance quasi-historique face aux défis explosifs et planétaires du monde dans lequel nous vivons parmi tant d’hommes et de femmes qui tentent de survivre sous nos yeux. Un brouillard d’impuissance à travers lequel Calais, les manifestations de l’extrême droite contre les migrants, les violences policières, les souffrances infinies des migrants, la pression infernale créée par la fermeture des frontières avec l’Angleterre peuvent nous sembler très loin. Flotter, très loin de nous, de nos propres soucis, de nos vies, de nos avenirs.

Lorsqu’on m’a proposé de venir passer quelques jours dans la jungle, avec ou pas l’idée de filmer, j’ai aussitôt mesuré l’écart abyssal qui sépare l’idée que je m’en faisais de la réalité. Cela fait presque dix jours que j’y suis. J’ai fait beaucoup de rencontres avec des migrants de tous âges venus de Syrie, d’Irak, d’Erythrée, d’Ethiopie, d’Iran, du Soudan, du Tchad, d’Afghanistan, du Koweit. Migrants politiques et migrants économiques. Les guerres contemporaines sont autant politiques qu’économiques. Aussi dévastatrices, aussi meurtrières. Aussi fatales. Aussi entremêlées, les unes dans les autres, dans ce monde mondialisé. Que ces tragédies humaines à l’échelle du monde se retrouvent concentrées à ce point à Calais n’est pas un hasard.

Ils le répètent depuis des mois, la plupart des migrants vivant dans la jungle veulent aller en Angleterre, en Irlande, en Ecosse. Après des mois de voyage, parfois même des années, après avoir échappé à plusieurs guerres, aux prisons en Libye, aux traversées insensées sur des bateaux de fortune, ils butent maintenant contre la police française qui les expulse à nouveau systématiquement dans la jungle, où ils puiseront à nouveau leurs forces pour tenter à nouveau le voyage. Dès le lendemain.

France no future

Il faut parler des ratonnades «citoyennes» organisées par les milices d’extrême droite qu’ils subissent quotidiennement à Calais, de la peur entretenue à leur encontre par l’ignorance et par les professionnels de la haine de l’autre. Il faut parler de l’ahurissante menace imminente d’expulsion brutale de 3 451 personnes, 145 familles et 169 femmes, 445 enfants dont 305 sont seuls. Des CRS et des bulldozers. Ce projet hautement préfectoral est de raser purement et simplement les petites habitations, lieux de vie, abris contre la pluie et le vent, restaurants, épiceries, écoles, églises, mosquées, bibliothèques, construits par les migrants avec les associations et les bénévoles. De réduire à néant tous ces efforts financiers, humains et urbains, qui suppléent tant bien que mal, dans des conditions souvent très difficiles, l’impuissance de l’Etat français dont la seule présence ne semble être que policière.

La France n’est-elle que répression, violence policière, haine, et peurs ? La France no future. Serait-ce au nom de ces valeurs-là qu’ils devraient demander l’asile ici ? Et cela d’autant plus qu’ils voient l’Angleterre comme leur terre promise. Comment leur expliquer que la police française fait ce sale boulot à la place de la police anglaise ? Que l’Angleterre ne veut pas d’eux. Qu’elle a fermé ses frontières à leurs espoirs, même si leurs familles y vivent, même s’ils parlent anglais, qu’ils sont jeunes, dynamiques, et pour beaucoup font des études et veulent continuer. L’hypocrisie du gouvernement, la confusion, l’intox des équipes de communication, la violence pure, la peur, le repli sont tels, qu’on se demande bien comment, sans un véritable engagement européen d’une ampleur historique, éviter l’explosion générale dans les mois qui viennent. Car ce n’est qu’un début.

Au sein de ce maelström, l’Appel de Calais a donné naissance à un centre juridique qui s’est installé depuis trois mois dans la partie sud de la jungle, menacée aujourd’hui de destruction imminente. Une dizaine d’avocats et de juristes y travaillent en permanence. Le jour, ils reçoivent les migrants, consignent leurs récits, les renseignent sur leurs droits systématiquement bafoués, les aident dans leurs formalités administratives, enregistrent les plaintes de plus en plus nombreuses pour violences policières notamment contre les mineurs, plaintes pour violences civiles. La nuit, ils analysent ce qui s’est passé dans la journée, rédigent des rapports sur les violences policières, pour les droits de l’homme, la protection des mineurs, correspondent avec des avocats anglais, rédigent des communiqués de presse, cherchent de financements pour pérenniser et élargir leur structure de travail. Leur présence hyperactive dans la jungle et l’aide qu’ils apportent aux migrants là aussi, marquent le signe flagrant de la défaillance totale de l’Etat. Défaillance, mollesse, impuissance d’Etat.

Hystérie et rejet

Cette nuit-là, les bénévoles du centre juridique se réunissent pour parler entre autres sujets des mineurs. Pour leur donner une voix. Une voix juridique et politique. Les enfants ont le droit d’exprimer leurs idées et leurs opinions. A la suite de leur action, un juge a été nommé pour venir constater la situation des mineurs et évaluer les dégâts que la destruction de la partie sud de la jungle pourrait entraîner pour eux en termes de logements. Sans relogements appropriés garantis pour les 438 mineurs qui y vivent, l’expulsion des 3 450 personnes recensées par l’association l’Auberge des migrants pourrait être suspendue. A vrai dire, c’est la ville-monde entière qui est aujourd’hui suspendue à cette décision, car si la moitié sud de la jungle est rasée mardi, l’autre moitié sera détruite peu de temps après. Et le gâchis préfectoral sera total.

Où iront tous ces réfugiés ? Où recommenceront-ils à se regrouper pour survivre ? Les dizaines de conteneurs biométriques que la préfecture leur impose ne permettent aucune intimité, aucune vie réelle. La France attend quoi pour peser enfin autrement sur l’Europe ? Attend-elle juste l’explosion pour laisser tomber la communication chloroforme et s’engager sur l’état réel du monde ?

Il est urgent de filmer la jungle autrement que ne le font les médias et les reportages qui s’enchaînent les uns aux autres. Urgent de produire des images et des sons autres que ces images – déchets qui circulent toujours lorsque les pouvoirs veulent rendre compte des migrants qui vivent dans la jungle. Filmer autrement les réalités des migrants passe aussi par le travail juridique exceptionnel accompli par cette petite équipe de travailleurs bénévoles. Plus que les journalistes, les télévisions et les politiques de tous bords, ils se confrontent concrètement aux situations d’urgence et aux réalités quotidiennes de toutes ces personnes qui sont véritablement des héros contemporains. Grâce à leur travail, à la confiance qui s’est installée entre eux et les migrants, nous pourrons peut-être commencer à filmer les réfugiés autrement ; donner à voir, à entendre, des réalités trop souvent inaccessibles à nos regards. Ce combat pour filmer la réalité passe autant par la manière dont nous produisons ces images que par l’accès des migrants à leurs propres droits. En cela, la pérennité et l’élargissement de l’équipe juridique, est un pas très important vers une autre donne sociale.

En se fermant sur elle-même, la communauté s’ouvre à l’hystérie et au rejet. Il convient alors d’éliminer du champ, du sol, tous ceux qui peuvent apparaître comme arrivant du hors-champ. L’altérité devient pure menace ou pur déchet et l’élimination de cette menace se transforme en «tâche» pour la communauté régnante. L’histoire nous a montré comment, tranquillement et inexorablement, la tâche se mue en crime et comment la perpétration du crime peut devenir ensuite un projet politique.

Nicolas Klotz
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Y'a même les bobos anglais qui sont venus ce week-end... qu'ils fassent des (gros) chèques au lieu de se faire de la pub ; au moins ça sera utile!
http://actu.orange.fr/video/france/jude ... kc1QZ.html
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

On peut faire tous les chèques qu'on veut et construire tout ce qu'on veut : si la préfecture débarque ensuite avec les bulldozers pour tout casser, il y a comme qui dirait un problème. Il va falloir attaquer le préfet pour atteinte à l'ordre public et usage déraisonnable de majorettes géantes, ça va faire désordre.

Des nouvelles trouvées sur la page de la campagne de financement participatif du centre juridique sur Leetchi :

Le 12 février 2016 Christophe Ruggia à écrit :
Jungle: une dizaine de plaintes déposées suite aux agressions de migrants «par la police et les milices» (Nord Littoral, le 12/02/2016)

Le centre juridique basé dans la Jungle a tenu une conférence de presse ce vendredi matin pour dénoncer « l’augmentation des violences » à l’encontre des migrants. Une dizaine de plaintes vont être déposées « dans les jours à venir ».

« Les policiers sont clairement identifiés, assure Marianne Humbersot, coordinatrice de l’Appel de Calais. Le nombre de violences est en nette augmentation. Nous avons une cinquantaine de témoignages et nous allons remettre 10 plaintes au procureur dans les jours à venir. »

Aux côtés des signataires de l’Appel de Calais, les associations humanitaires Médecins du monde et Médecins sans frontières évoquent « une recrudescence des blessures. Depuis quelques semaines, nous avons répertorié 101 consultations dont 90 concernaient des blessures suites à des violences policières selon les témoignages (des migrants). »

Raymond Blet, avocat à la retraite, confirme les « attaques gratuites » orchestrées par « les agents de la police nationale, les CRS et les gendarmes mobiles » et souligne également la présence de milices créées par des « civils ». « Il y a dans certains cas la volonté de tuer. »

« Nous n’avons aucun souci avec les policiers qui se défendent (lors d’émeutes ou d’affrontements directs) mais nous ne sommes pas dans ce cadre-là. Nous apportons aujourd’hui des témoignages et des preuves. Des enquêtes doivent être menées. »


Plus récent :

Le 22 février 2016 Christophe Ruggia à écrit :
Vendredi matin (le 19/02/16), un référé en suspension a été déposé conjointement par des associations d’aide aux migrants et par des migrants au tribunal administratif de Lille. « En plus de ces associations qui se présentent comme co-requérants avec les migrants, huit associations de terrain, dont L’Auberge des migrants, Médecins du monde, Emmaüs et le Secours catholique, soutiennent ces migrants », précise Didier Degremont, vice-président de l’antenne régionale du Secours catholique. L’audience est prévue mardi à 14 h au tribunal administratif de Lille. (Source : La Voix du Nord)

Ce référé s'appuie - entre autres - sur un recensement effectué - entre autres - par l'Auberge des Migrants (tente par tente), il y a 3451 personnes dans la partie Sud du bidonville, 145 familles, 445 enfants, dont 305 sont seuls. Sur ces 305 mineurs, 88 ont de la famille en Angleterre.

Ce référé est appuyé par un certain nombres "d'interventions volontaires", à la fois de migrants (école du chemin des Dunes...), de lieux de culture (le dôme théâtre, la bibliothèque), etc... "La cabane juridique de l'Appel de Calais" via Marianne Humbersot, la coordinatrice du centre juridique pour "l'Appel de Calais" a fait une "intervention volontaire" sur les arguments suivants :

CARENCE DE L'ETAT

Sous l'impulsion de l'Appel de Calais face au refus de l’Etat à remplir sa mission d’accès au droit et à la protection au titre de l’asile prévu par la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, nous avons mis en place une permanence juridique sur la zone Sud depuis le 11 janvier 2016.

A ce jour, depuis l’ouverture de notre centre, nous avons reçu plus de 503 personnes en entretien résidant cette zone du camp, dont 156 mineurs isolés.

Nous leur avons apporté une information individualisée et confidentielle pour qu’ils se réapproprient leur parcours et qu’ils puissent, à terme, obtenir une protection adaptée à leur situation.

BILAN DE NOTRE MISSION- DE LA SITUATION DES EXILES DE CALAIS

Depuis l'ouverture, notre centre se désempli pas, ce qui prouve l’utilité de notre présence et de la mission que nous effectuons.
Dans ce cadre, nous informons et soutenons juridiquement les migrants dans les situations suivantes :
- Information, suivi et référencement vers les acteurs locaux compétents pour aspirants et demandeurs d'asile en France et en Angleterre.
- La surveillance et le suivi des droits sociaux auxquels ont droits les bénéficiaires de notre centre, en application du droit français.
- La surveillance des alternatives proposées par l’État : Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) et camp de l’Etat (CAP)
- Accompagnement juridique des mineurs et notamment des mineurs isolés étrangers (MIE)
- Accompagnement juridique des victimes de violences policières et civiles
- Un suivi juridique des différents cas par des personnes connaissant les dossiers et la situation propre au Calaisis.
- Accès au droit par la fourniture de conseils indépendants permettant une effectivité de la lettre du droit.
- Nous travaillons en harmonie et en complémentarité avec les associations locales et de solidarité présentes sur le bidonville et soutenons leur actions.
- Nous travaillons en réseau efficace avec les acteurs juridiques locaux, qui tous reconnaissent notre incontournabilité.
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Aujourd'hui sur Libération :

Appel des 800 : la fracture détaillée
Par Romain Goupil, Cinéaste , Laurent Cantet, Cinéaste , Catherine Corsini, Cinéaste , Christophe Ruggia, Cinéaste , Pascale Ferran, Cinéaste , Céline SCIAMMA, Cinéaste et Nicolas Philibert, Cinéaste — 6 mars 2016 à 18:01
Lors du démantèlement de la jungle de Calais, le 29 février. Photo Aimée Thirion

Quatre mois après, les signataires du texte publié dans «Libé» fustigent la décision du gouvernement d’évacuer la «jungle».

Monsieur le président de la République, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre de l’Intérieur,

le 21 octobre 2015, nous étions à l’initiative de l’Appel de Calais, signé par 800 personnalités de la société civile. L’Appel, qui se faisait l’écho de nombreuses associations sur place, demandait des conditions de vie décentes pour les réfugiés et la création rapide d’un véritable camp aux normes internationales. Dans les heures qui suivaient, Bernard Cazeneuve insistait pour nous recevoir. Il nous annonçait la construction d’une structure d’hébergement et nous assurait que l’accueil des réfugiés dans de bonnes conditions lui tenait à cœur autant qu’à nous. Nous l’avons écouté et avons décidé d’accorder à votre gouvernement le bénéfice du temps. Nous serions donc des observateurs vigilants de la réalisation de cette promesse. Depuis lors nous nous sommes relayés à Calais presque chaque jour : cinéastes, photographes, écrivains, sociologues, dessinateurs, philosophes, chercheurs...

Quatre mois plus tard, le démantèlement de la «jungle» est en train d’avoir lieu : la destruction des habitats de plusieurs milliers de personnes alors même que votre structure d’hébergement ne peut plus en accueillir que quelques centaines. Des bus affrétés pour envoyer - au hasard des maraudes de la préfecture - des réfugiés dans des «centres d’accueil et d’orientation» qui pour beaucoup sont des centres de vacances ouverts dans la précipitation, sans traducteurs ni soutien juridique. Rien qui permette aux migrants de s’informer de leurs droits ou de faire avancer leur demande d’asile. Vous aviez promis ce démantèlement sans violence et il n’est que flashball, gaz lacrymogènes, canons à eau et bulldozers. Des réfugiés meurtris sont livrés à eux-mêmes et vont devoir se réorganiser ailleurs dans des conditions de vie sans doute pires encore. Vous avez donc choisi, comme d’autres gouvernements avant vous, de déplacer une nouvelle fois le problème, sans aucune vision, aucune pensée à long terme.

Face à cette tribune, nous pouvons presque deviner ce que sera votre réponse médiatique. Vous nous opposerez un principe de réalité et fustigerez notre éloignement idéaliste du terrain. Vous plaiderez pour votre gestion volontariste, mettant en avant votre synthèse entre fermeté sécuritaire et humanisme. Vous légitimerez l’usage de la force en réaction à des soulèvements de migrants et de militants de No Border.

Mais en ce qui nous concerne, cet argumentaire ne tiendra pas, car il ne reflète pas la réalité dont nous pouvons témoigner. Et nous sommes pourtant nombreux à être allés à Calais ces quatre derniers mois. Nous avons dialogué avec de très nombreux migrants et bénévoles. Nous avons même créé au cœur de la jungle la structure d’aide juridique que vous avez toujours refusé de mettre en œuvre. Nous y avons recueilli des centaines de témoignages de réfugiés, effarés que la patrie des Lumières et des droits de l’homme leur réserve le pire accueil parmi les nombreux pays qu’ils avaient traversés.

La réalité, c’est qu’après avoir proposé l’actuel emplacement pour éloigner les migrants du centre-ville en avril 2015, vous avez maintenu le bidonville dans une zone de non-droit. La réalité, c’est que vous n’avez mis en place aucun centre d’accueil administratif ou juridique envers les réfugiés au sein du campement. La réalité, c’est que vous n’avez pas pris en charge les mineurs isolés comme l’impose pourtant la loi française. La réalité, enfin, c’est que vous avez pratiqué une politique de dissuasion systématique envers les réfugiés induisant l’idée nauséabonde de migrations de confort. Comme si quitter la Syrie ou l’Erythrée aujourd’hui était une question d’opportunité. Depuis le début du démantèlement du camp, ce sont des images d’une grande violence qui nous parviennent de la jungle. Faire la guerre à ceux qui la fuient, cela n’a pas de nom.

Force est donc de constater que l’Appel de Calais a échoué. Nous cherchions à nous faire entendre de vous et vous êtes restés sourds. Pire, vous avez employé la force. L’échec est complet.

Mais la reconnaissance de notre échec est aussi un acte de rupture.

Car en refusant de nous entendre, monsieur le président de la République, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre de l’Intérieur, c’est vous qui nous avez perdus. Pour 2017 d’abord, puisque cette échéance semble être au cœur de toutes vos décisions. Vous nous avez perdus en transformant la situation calaisienne en enjeu national, là où il aurait été possible d’améliorer pragmatiquement la vie de tous ceux qui vivent sur place, migrants et calaisiens, en écoutant leurs expertises et celles des associations de terrain. Vous nous avez perdus en ne saisissant pas cette opportunité de renouer avec les valeurs humanistes et universalistes qui fondent notre République. Vous nous avez perdus avec le discours indécent de Manuel Valls à Munich contre la politique d’Angela Merkel qui sauve pourtant l’Europe du déshonneur. Vous nous avez perdus parce que vous avez menti et que vous avez usé de violence à l’encontre de ceux qui la fuient. Vous nous avez perdus alors même que sur les questions nationales vous trahissez, chaque jour un peu plus, les idéaux d’égalité et de justice sociale qui sont ceux de la gauche.

Aujourd’hui nous reconnaissons notre échec mais c’est votre défaite qui s’annonce. Notre engagement, quant à lui, n’en est que renforcé.

L’intégralité des témoignages est à retrouver sur : http://www.facebook.com/appeldecalais

Cagnotte participative à l’initiative de l’Appel pour une cabane juridique : http://www.leetchi.com/c/solidarite-appeldecalais
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar vigix » 2 années plus tôt

Les Européens se sont enfin décidé à agir ; des gardes frontières, des bateaux en Mer Égée et des reconduites à la frontière (de l'UE)!!
http://www.liberation.fr/planete/2016/0 ... ue_1438132
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

L'Académie française a pris acte de la décision et s'est concertée avec les institutions nationales européennes équivalentes afin de faire rayer des dictionnaires le mot "hospitalité" et ses synonymes dans 25 langues. Le Ministère de l'Education nationale a approuvé cette décision qui fait preuve, je cite le communiqué, d'un "réalisme tout ce qu'il y a de cohérent".

(Je plaisante. Je crois.)

Plus sérieusement, c'est une honte. Je suis en colère. Les mouvements associatifs et spontanés d'aide aux migrants se poursuivent un peu partout en Europe et hors d'Europe. Simplement, les Etats ne jouent pas leur rôle (pas ce que je pense, ce que beaucoup d'autres pensent aussi qu'est leur rôle). Il faut maintenir et augmenter la pression.
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Un article sur le site de la chaîne Public Sénat : "Migrants : l’amendement très discret du gouvernement" (je reproduis le texte ci-dessous, sans les liens hypertextes).

Migrants : l’amendement très discret du gouvernement
Tâm Tran Huy
Le 10.03.2016 à 18:10

Le gouvernement a introduit dans un texte sur l’économie maritime une disposition qui interdit aux migrants l’accès aux ports. Ne cherchez pas le rapport entre l’objet du texte et l’amendement : il n’y en a pas.

Une disposition dans la loi sur l’économie maritime (que les spécialistes appellent économie bleue) a été glissée discrètement par le gouvernement alors qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec l’objet du texte. Cet amendement crée un délit d’intrusion dans les « zones portuaires non accessibles au public » (les zones d’accès réservées), puni de 6 mois d’emprisonnement : aucune connexion avec l’économie maritime mais bien avec la sécurité et l’immigration.

Ce qui est intéressant c’est qu’au mois de juillet lors de l’examen du projet de loi sur le droit des étrangers à l’Assemblée nationale, le gouvernement avait déjà tenté de déposer cet amendement. A l’époque, l’exposé des motifs était très clair : il visait spécifiquement la pénalisation des migrants qui s’introduiraient dans le port de Calais afin de tenter la traversée pour l’Angleterre. Les députés socialistes s’y opposent et le gouvernement finit par retirer son amendement avant même la discussion.

Mais voilà que l’amendement est de retour dans le texte sur l’économie bleue. Cette fois-ci, à l’Assemblée nationale, le rapporteur socialiste Arnaud Leroy prend soin de retirer la référence à Calais : on parle juste de la sûreté des ports en général. Et la disposition est passée comme une lettre à la poste à l’Assemblée nationale, tout comme beaucoup d’autres relatives à la lutte contre le terrorisme.

Si l’objectif se comprend,la manière est très discutable. Manifestement, le gouvernement a compté sur le fait que l’économie bleue ne mobiliserait pas les foules et que les députés spécialistes des transports seraient moins regardants que ceux de la commission des lois. Et il a eu raison !

L’amendement, intégré au texte, est devenu l’article 12terdecies. Il devrait être adopté sans difficulté au Sénat. Comme quoi, lorsque l’on ne peut pas passer par la porte, il faut toujours tenter la fenêtre.
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

L’EHESS, une grande école ouverte aux réfugiés
Le Monde | 26.03.2016 à 15h18 • Mis à jour le 26.03.2016 à 15h26 | Par Eric Nunès
A l’Ecole des hautes études en sciences sociales, à Paris, le 14  mars.

Image

Murs de brique et de béton, longue grille de fer forgé le long du bou­levard Raspail, l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) pourrait faire figure de citadelle au ­centre de Paris. Sa porte est cependant grande ouverte et, depuis le mois de février, Dunia, Amir, Mohammed et dix autres réfugiés ­syriens, soudanais et afghans en ont franchi le seuil. Ils sont les bienvenus dans cet établis­sement, cœur de l’enseignement et de la recherche en sciences sociales en France.

L’EHESS a en effet élaboré, depuis novembre 2015, un programme destiné à faciliter l’accueil des réfugiés et à accorder une nouvelle chance à ceux que la guerre a contraints à abandonner études ou recherches. ­Diplômé de littérature anglaise de l’université de Damas, Mohammed, 30  ans, qui préfère garder l’anonymat tout comme ses collègues réfugiés, est aussi un vif ­opposant au régime de ­Bachar Al-Assad. Une ­cigarette roulée aux ­lèvres, une autre en préparation entre ses doigts, le jeune homme raconte ses études sabordées par une révolution à mener, puis la perte de proches, son départ ensuite, par le Liban, pour échapper à un enrôlement forcé dans l’armée. «  J’ai quitté la Syrie très vite  », résume-t-il, une ­manière d’expliquer l’extrême nécessité de sa fuite. «  Et dans ces moments d’urgence, on ne pense pas à prendre les papiers indispensables à la reconstruction d’une vie ailleurs.  »

Comme de nombreux réfugiés, Mohammed n’a que sa parole pour garantir la réalité de son parcours universitaire, et pas de diplôme à présenter. «  Peu importe  », tranche Liora Israël, maître de conférences et secrétaire du bureau de l’EHESS, l’école a une tradition d’accueil des dissidents politiques. «  Des réfugiés comme José Kagabo, qui fuyait des violences au Rwanda, sont passés ici et ont ­enseigné dans nos murs. L’établissement a ouvert ses portes à des hommes et des femmes de l’ancien bloc soviétique et, auparavant, à ceux qui fuyaient les dictatures sud-américaines.  »

Un système « à trois étages  »

La responsabilité de l’admission, ou non, d’un étudiant est laissée aux enseignants et n’est pas conditionnée à un parcours académique. «  Nous ne sommes pas corsetés par une procédure ou un diplôme. Les seuls éléments qui importent vraiment sont la situation et le niveau de l’étudiant. Est-il en mesure de mener les travaux qu’il se fixe  ? Nous évaluons le potentiel du candidat et nous le dirigeons vers la spécialité idoine  », explique l’enseignante. C’est une des spécificités de l’EHESS, les étudiants travaillent en priorité sur des projets de recherche et ne se dispersent pas parmi une multitude de matières. Anthropologie, droit comparé, sociologie, ou arts et langages notamment  : chaque nouvel arrivant intègre une spécialité au sein de laquelle il doit mener son projet à terme.

L’intégration de ces nouveaux étudiants au sein de la prestigieuse école ne se fait pas sans sélection. L’établissement a mis en place un ­système «  à trois étages  ». Premier niveau  : un groupe d’enseignants-chercheurs centralise les dossiers reçus, opère un premier tri et attribue des tuteurs-enseignants en fonction de la spécialité qui se dessine pour chaque projet. Une fois les binômes étudiants-enseignants créés, les projets doivent être définis ou au moins ­affinés. Alors, seulement, l’inscription péda­gogique est validée. S’ensuit une inscription admini­strative dont le coût annuel s’échelonne ­entre 476 et 1  007 euros, en fonction du niveau de formation et de l’âge de l’étudiant­ ­réfugié. Ces sommes ­sont prises en charge par ­l’établissement.

« Resocialisation académique et admi­nis­trative » 

L’encadrement par l’école n’est pas seulement intellectuel. «  Nous devons également favo­riser une resocialisation académique et admi­nis­trative  », souligne Liora Israël. En clair, donner le mode d’emploi de notre culture dont la première des clés est la langue. «  La priorité est d’apprendre le français  », reconnaît Amir, réfugié soudanais et peut-être bientôt spécialiste du droit comparé des réfugiés selon les pays d’accueil. «  Ici, une fois que vous avez obtenu le statut de réfugié, la République offre des cours de français. Mais ne serait-il pas plus efficace d’accorder aux demandeurs ces cours en amont afin qu’ils comprennent ce que leur réclame l’administration  ?  », interroge Mohammed.

L’EHESS peut compter sur l’établissement voisin, l’Alliance française, pour l’enseignement des rudiments du français, puis sur son propre bureau de langue pour les cours de perfectionnement. «  En France, dit Mohammed, tu reçois autant que tu donnes. J’accomplirai mon rêve  : je serai professeur.  »


Sur "Le Monde".
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Du nouveau :

- "Nulle part, en France", un film de Yolande Moreau sur les camps de Calais et de Grande-Synthe, qui dure une demi-heure et est en ligne gratuitement sur le site de Rue89/L'Obs.

- Les nouveaux "logements" pour migrants sont arrivés à Calais : enquête sur un blog Mediapart. Au programme :
=> des logements aux allures de containers prévoyant 1 mètre carré prévu par personne environ. Le camp doit accueillir 1500 personnes.
=> le tout disposé en dépit du bon sens : les logements sont disposés dans le sens des vents dominants, donc les "rues" seront balayées par les vents froids en permanence ; pas d'exposition correcte au soleil en hiver. Même les cabanes de la "jungle" étaient mieux pensées.
=> aucun raccordement à l'eau.
=> une clôture barbelée autour, avec contrôle biométrique à l'entrée.
=> le tout payé à une entreprise qui bosse habituellement pour l'armée.

Je vous laisse voir si l'adjectif "humanitaire", accollé au mot "camp" pour désigner le résultat, est réellement justifié.

Ah, et ce n'était pas prévu au départ, mais l'Etat ambitionne visiblement de détruire complètement les campements spontanés pour "loger" tous les migrants dans ce truc.

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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar RIHANNO » 2 années plus tôt

Pour que les anglais votent non au Brexit le référendum David Cameron a obtenu le fait de l' U.E que l' Angleterre pourra limiter ses arrivées de migrants et qu 'il faudra qu 'ils attentent 5 ans avant de pouvoir avoir droit aux allocations...

La Belgique a fermé ses frontières soudainement pour pas que les migrants arrivent ce qui a provoqué la colère de Cazeneuve (avant les attentas de Bruxelles)

Si l' Angleterre vote non la France leur enverra les migrants

La preuve que la France sert de poubelle aux aures pays qui veulent pas des migrants et qui le disent sans fards

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/02/25/migrants-bernard-cazeneuve-s-etonne-de-la-decision-etrange-de-la-belgique_4871604_3210.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/03/03/macron-previent-les-anglais-qu-en-cas-de-brexit-la-france-ne-retiendrait-plus-les-migrants-a-calais_4875561_3214.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/brexit-ce-que-contient-l-accord-obtenu-par-cameron-avec-l-union-europeenne_1765945.html
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Je n'avais pas vu ça, mais il y a un blog BD sur Le Monde tenu par Lisa Mandel et Yasmine Bouagga, qui s'appelle "Des nouvelles de la jungle (de Calais)". Les deux dernières planches sont une interview d'un CRS en service sur place. Très intéressant.
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Re: Aider les migrants du camp de Calais

Messagepar Ascagne » 2 années plus tôt

Loin de la realpolitik financière, un camouflet diplomatique : Opposée à la politique migratoire de l’UE, Médecins sans frontières refuse l’argent européen (Le Monde)
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