Contre les familles homoparentales

Problématiques de la famille et des enfants : éducation, homoparentalité, procréation, adoption et questions juridiques associées.
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Biscuit
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Biscuit » 7 années plus tôt

 ! Modération
Merci à tous de rester courtois et de ne pas aller plus loin dans les insultes. Merci aussi à Dolph de ne pas crier (majuscules).


Pour répondre à ta dernière intervention, Dolph, le caractère génétique (ou pas) de l'homosexualité, et donc également de la bisexualité, n'a jamais été démontré, ni dans un sens (il existe un gène), ni dans l'autre (il n'en existe pas). De ce fait, chacun a le droit d'émettre des hypothèses à ce sujet.
Pour autant, l'homosexualité n'est pas un choix. Et ça c'est un fait, et ça n'a rien à voir avec une question de génétique, ou pas. Ce qui fait un individu, son identité, sa personnalité, ses attirances... est lié à tout un tas de facteurs, certains génétiques, oui, d'autres pas. L'environnement, l'éducation, l'expérience, les rencontres...jouent un rôle essentiel dans le développement de l'individu. C'est l'éternel débat sur ce qui relève de l'inné et ce qui relève de l'acquis.
En dehors de ces questions, si je puis affirmer avec autant de certitudes que l'homosexualité, tout comme la bisexualité, ne sont pas un choix, c'est simplement parce que depuis pas mal d'années maintenant que je suis bi, j'ai pris la peine de me renseigner un peu sur le sujet, ce qui ne semble pas du tout être ton cas. J'ai lu des centaines de témoignages, écouté des militants LGBT, découverts différents concepts sur les orientations sexuelles et les identités de genre. AUCUN ne laisse le moindre doute sur la possibilité d'un "choix". Tous racontent sensiblement la même idée : on ne choisit pas son orientation sexuelle, on la découvre.
Biscuit
Numéro 5

Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Numéro 5 » 7 années plus tôt

Pour combattre les idées reçues :gun: :
http://www.ideesrecues.net/f/index.php? ... vre_id=224
même si d'autre liégeois pense décidément autrement :( :
http://www.lalibre.be/societe/sciences- ... gique.html
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Chaynal
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Chaynal » 7 années plus tôt

Sur la page d'Idées reçues se trouve une bibliographie assez édifiante : :youpi:

Pour en savoir plus

Réalités et les enjeux de l’ homoparentalité
— Martine Gross , L’ homoparentalité, coll. « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2007.
— Jeannette Bougrab, Éric Deschavanne, et Caroline Thompson, L’Homoparentalité. Réflexions sur le mariage et l’adoption, note du CAS, n° 6, mai 2007, préface de Luc Ferry.
— Martine Gross, Homoparentalités, état des lieux, Paris, Érès, 2005
— Anne Cadoret, Martine Gross, Caroline Mécary, Bruno Perreau, Homoparentalités. Approches scientifiques et politiques, Paris, PUF,2006.
— Anne Cadoret, Des parents comme les autres. Homosexualité et parenté, Paris, Odile Jacob, 2002.
— Alain Ducousso-Lacaze, Régine Scelles, Homoparentalités, Dialogue, n° 173, Érès, 2006.
— Emmanuel Gratton, L’ Homoparentalité au masculin. Le désir d’enfant contre l’ ordre social, Paris, PUF, 2008.
— Martine Gross, Stéphane Guillemarre, Ernest Guy, Lilian Mathieu, Caroline Mécary, Stéphane Nadaud, Homosexualité, mariage et filiation. — Note de la fondation Copernic. Pour en finir avec les discriminations, Paris, Syllepse, 2005.
— Edwige Antier, Martine Gross, Deux Papas, deux mamans qu’en penser ?, Paris, Calmann-Lévy, 2007.
— APGL, Guide bibliographie de l’ homoparentalité, édition 2007.
— Olivier Vecho et Benoît Schneider, l’ homoparentalité dans , « Homoparentalité et développement de l’enfant : bilan de 30 ans de publications », La Psychiatrie de l’ enfant, n° 48, 1, 2005, p. 271- 329.
— Stéphane Nadaud, Homoparentalité. Une nouvelle chance pour la famille, Paris, Fayard, 2002.
— Fiona Tasker et Susan Golombok, Grandir dans une famille lesbienne, Paris, ESF, 2002.

Pour des témoignages de familles homoparentales
— Éric Dubreuil, Des parents de même sexe, Paris, Odile Jacob, 1998.
— Claire Altman, Deux femmes et un couffin. Une histoire d’adoptions homoparentales, Paris, Ramsay, 2005.
— Myriam Blanc, Et elles eurent beaucoup d’ enfants. Histoire d’une famille homoparentale, Manosque, Le bec en l’air, 2005.
— Muriel Durou, Deux mamans et un bébé, Paris, Danger Public, 2008.

Pour des témoignages d’enfants élevés dans un contexte homoparental
— Brigitte Célier, Maman, Mamour, mes deux mamans, Paris, Anne Carrière, 2008.
— Claire Breton, J’ai deux mamans, c’est un secret, Paris, Leduc S., 2005.
— Martine Gross et Mathieu Peyceré, préface Dominique Strauss-Kahn, Fonder une famille homoparentale. Questions éthiques, juridiques, psychologiques et quelques réponses pratiques, Paris, Ramsay, 2005.
"N’oublions jamais que le droit au rêve ne prend toute sa valeur qu’accompagné du droit à la lucidité." - Georges Charpak
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Kon Kiki
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Kon Kiki » 7 années plus tôt

combien d'enfants sont littéralement flingués parce qu’ils portent le fardeau des contradictions de leurs parents?
L'homoparentalité est un faux débat. Il serait plus judicieux de remettre a plat et discuter le role même de parent.
A ceux qui arguent que " ce n'est pas naturel" je répond toujours la même chose: la vie que nous vivont n'est pas naturelle, vous tuez la viande que vous mangez? cuire les aliments n'est pas naturel, marquer son territoire en pissant partout l'est aussi; être naturel c'est chier dans les bois.. Naturel est un argument qui cache souvent " la volonté de Dieu", ou comment les faibles avancent a mots couverts. Dieu, s'il existe doit aimer les pédophile puisqu'on a canonisé le pape qui les a couverts.
catsuki

Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar catsuki » 7 années plus tôt

ta dernière phrase aurait pu sortir de ma bouche :bravo: , la religion ou "comment se rassurer face à l'inconnu" m'exaspère au plus haut point.
je ne suis pas athée mais agnostique, et pourtant j'emmène mes enfants visiter les églises, en clair ce n'est pas parce que ce je n'aime pas les haricots que je n'en ferai jamais manger à mes enfants, ou que je les en dégouterai !!!
l'ouverture d'esprit est hélas chose rare chez beaucoup de gens, j'ai perdu beaucoup de copines à cause de ma bisexualité assumée, dès qu'elles le savaient elles s'éloignaient de peur que je leur saute dessus sûrement !!!
côté enfants, mon ainé est au parfum sur ce que je pense, je lui ai toujours dit que s'il était homosexuel je l'accepterai sans problème, la seule chose qui m'importe est qu'il soit heureux dans la vie...le mari de mon amie d'enfance monte sur ses grands chevaux dès que je parle de ça, il fait parti des gens qui n'acceptent pas ce qu'ils ne comprennent pas.
je me répète souvent cette phrase "qui sommes nous pour juger les autres ?", je pars du principe que chacun est différent, et tant que cette différence ne porte pas préjudice alors je reste tolérante.
j'ai l'exemple à côté de chez moi d'un ado qui vit avec sa mère lesbienne et l'amie de celle ci, j'ai gardé cet enfant quand je travaillais en centre de loisirs et franchement c'était l'un des mieux élevés, toujours poli, souriant...bref un enfant heureux comme on en voit peu.
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Hirondelle » 4 années plus tôt

Bonjour à tous :) ,

Désolée si le post est hyper long ! ^^ Tout d'abord je vais je me présente en quelques lignes : j'ai 26 ans, je vis dans le Sud-Ouest et je suis, depuis plusieurs années (depuis mes 18-19 ans précisément, je me pose des questions sans arrêts et ça me bouffe de ne pas être sûre de ce que je suis), à la recherche de mon orientation sexuelle. Je suis consciente d'être immature de ce côté là vu que j'ai quand même 26 ans et qu'au final je ne me connais pas entièrement mais des éléments de mon histoire personnelle peuvent expliquer le fait que je ne sois sûre de rien. Je posterai peut-être à ce propos dans une autre partie du forum pour avoir les avis des uns et des autres, pour voir si vous me considérez plutôt bi, hétéro ou homo, peut-être que ça m'aidera à me situer, qui sait.

Bon, bref, si j'écris ici, c'est que pour ma part, je ne suis pas encore tout à fait fixée non plus sur le sujet du mariage pour tous et que ça me désole un peu d'entendre et de lire que dès que quelqu'un est contre le mariage pour tous (parce qu'il est contre l'adoption pour les couples homosexuels et non contre le mariage en lui-même), ou contre la pma et la gpa, on le juge tout de suite “homophobe” (voir certaines réactions aux posts de Gourmandise qui est bi, pourtant, comme indiqué sur son profil), je trouve que c'est un peu facile et que c'est juste une façon de mettre fin au débat (de la même manière que dès que quelqu'un est pour, chez certains, ça donne : “vous êtes juste pour parce que vous êtes homos ou bi, ou parce que vous appartenez au lobby gay”, ce qui est aussi une façon de couper court au débat). Pour ma part, et je vous jure que je ne suis pas “un troll”, je m'interroge sérieusement à ce sujet depuis plusieurs mois, j'ai fait des recherches d'arguments pour et contre d'abord dans ma propre caboche puis dans des articles, en cherchant les points de vue de plusieurs psys, philosophes etc., dont certains sont pour et d'autres contre, afin de me forger un avis raisonné et de ne pas partir d'une simple idée préconçue, qu'elle soit pour ou contre. Et pour le moment, malheureusement, j'en viens à être plutôt contre ou pour avec des aménagements (je dis malheureusement parce qu'honnêtement, j'aimerais vraiment me convaincre moi-même pour être pour et ainsi, ne pas stresser quant à l'avenir dans le cas où je me mettrai un jour en couple avec une femme). Du coup, quand j'exprime mon opinion sur le sujet (pas sur le forum, c'est la première fois que je poste), j'en viens à être vue comme une homophobe alors que dans le même temps, je m'interroge sans cesse pour savoir mon orientation sexuelle depuis mes 18 ans (et je ne suis pas “une homophobe interiosée”, ce n'est pas non plus le cas, je n'ai pas honte d'être déjà tombée amoureuse d'une fille et je n'aurai pas honte à l'avenir si ça m'arrivait encore, je n'aurai pas honte s'il s'avère que je suis bi comme je le pense souvent bien que je n'en sois pas sûre encore à cause de différentes choses que je développerai sur un autre post peut-être).

Pour ma part, voilà les arguments (certains qui proviennent de moi et certains qui proviennent d'ailleurs et m'ont convaincue) qui me font être plutôt contre (vers la fin j'exposerai ma position finale de “pour s'il y a des aménagements”) :

- Un argument de Pierre-Lévy Soussan, pédopsychiatre : Selon lui, un enfant adopté (et non issu de pma, il parle d'adoption uniquement) a besoin, pour se sentir un membre à part entière de sa nouvelle famille, de s'imaginer qu'il aurait très bien pu être réellement né dans cette famille adoptante (même si bien sûr on ne lui ment pas et qu'il sait que ce n'est pas le cas), que cela aurait été possible, au lieu d'être né dans son pays d'origine et de ses parents biologiques. En gros il a besoin de se faire une sorte de “roman familial”, de s'imaginer plus ou moins consciemment qu'il aurait pu en être autrement dès le départ pour lui, pour pouvoir se construire dans sa nouvelle famille et vivre comme une seconde naissance en son sein. Du coup, un enfant adopté par un couple hétéro peut se faire cette réflexion-là, plus ou moins consciemment, pour un enfant adopté par un célibataire, ça devient déjà beaucoup plus compliqué mais c'est possible car il reste une place vacante, celle du père (si le parent adoptant est une femme) ou celle de la mère (si l'adoptant est un homme), en gros l'enfant peut se dire ou s'imaginer : “j'aurai pu réellement naître de cette femme, cela aurait été possible que je naisse d'elle au lieu de ma mère biologique et mon père aurait pu être mort à ma naissance ou bien être parti” (et vise versa si l'adoptant est un homme, la mère peut être partie ou morte). Par contre pour un couple homo composé de femmes, l'enfant ne peut pas s'imaginer qu'il aurait très bien pu naitre dans cette famille car dans ce cas, de laquelle des deux femmes qu'il appelle “maman” aurait-il pu naître puisqu'il ne peut être né des deux (laquelle se choisir alors) ? Il peut bien sûr s'imaginer qu'il aurait été possible qu'il naisse là parce qu'une des deux aurait pu l'avoir avoir avec un homme parti ou décédé mais en même temps, ça peut lui être impossible d'imaginer cela vu que ses deux mères aiment les femmes et donc n'auraient pu avoir un enfant avec un homme (bien sûr ça aurait été possible si l'une des deux est bi mais imaginez la complexité du truc pour un enfant adopté en bas âge, déjà qu'à 2,3, 5 ans, c'est compliqué pour eux de s'imaginer comment les bébés sont faits, alors devoir s'imaginer un truc pareil pour pouvoir se sentir membre réel de sa nouvelle famille, c'est limite impossible. Pour un couple d'hommes, pareil, trop compliqué de s'imaginer qu'il aurait pu naître là vu que ses pères semblent aimer les hommes et n'auraient pu l'avoir avec une femme.
Voilà pourquoi je pense que tous devraient pouvoir se porter candidats à l'adoption (dont les couples homos) car c'est mieux pour les enfants d'être adoptés que d'être orphelins mais qu'il serait logique que les couples hétéros passent en premier, avant les couples homos et les célibataires. D'ailleurs les célibataires (qu'on interdit pas d'être homos je pense, pour pouvoir adopter) passent déjà après les couples hétéros et ils ne crient pas à la discrimination. Personnellement, je trouve ça plutôt logique qu'un enfant qui a déjà eu à subir un abandon soient ensuite adopté par la famille où se sera le moins compliqué pour lui de s'y retrouver, vu ce qu'il a déjà eu à affronter avant, autant lui éviter de nouvelles situations atypiques. Et pourtant, j'ai beau penser ça, c'est quelque-part la mort dans l'âme que je le pense car si jamais je suis bien bi et que je retombe amoureuse d'une fille un jour comme la fois où ça m'est arrivé (un ouragan, vraiment), je vais être triste vu que, au choix : je devrai quitter celle que j'aime si jamais elle veut un enfant et si je pense toujours ça ou bien que je devrai moi-même faire le deuil d'un enfant si elle est d'accord avec moi, ou bien qu'elle me verra sans doute comme un “homophobe intériorisée” ou bien une homophobe tout court si jamais je ne lui dis pas tout de suite mes sentiments pour elle, que le sujet de l'adoption vient sur le tapis et qu'elle n'est pas d'accord avec moi.

- La pma maintenant : là ce qui serait différent c'est que l'enfant serait né d'une des deux femmes donc saurait d'où il vient en partie et n'aurait plus besoin de s'imaginer son roman familial pour se sentir membre à part entière de sa famille. Le problème pour moi reste l'absence d'un père, d'un référent masculin. Je ne veux pas dire par là qu'il faut absolument à un enfant quelqu'un qui joue au foot, soit fort physiquement, aime les jeux vidéos et la mécanique, parce que tout ça, ce sont des clichés, il y a bien des pères qui ne correspondent pas du tout à cette idée clichée de l'homme et bien des mères qui y correspondent, et je ne vois pas le problème là dedans. Par contre, évoluer dans un environnement exclusivement féminin, je pense que c'est se fermer des portes, avoir moins de possibilités identificatoires (et encore moins si une femme adopte en célibataire pour moi, qu'elle soit hétéro ou homo, parce que dans ce cas l'enfant aurait non seulement un seul repère féminin mais aussi un seul parent au lieu de deux donc de deux personnalités différentes). Je me dis que ça doit être dur pour un garçon de s'identifier à un garçon si ses deux parents sont des femmes et qu'une fille pourrait devenir peut-être un peu trop intimidée par les hommes en n'ayant pas l'habitude d'en cotoyer un au quotidien. Alors, bien sûr, l'enfant découvre aussi le monde et le monde est rempli d'hommes (école, activités extra-scolaires, reste de la famille etc.) mais tout petit, avant la maternelle, dans beaucoup de famille, on reste quand même en famille restreinte quand même (limitée aux deux parents), et même plus tard, si dans certaines familles, on voit beaucoup le grand-père, l'oncle etc., dans d'autres on ne les voit presque jamais ou jamais tout court à cause d'histoires de familles, de mésentente ou bien de la distance géographique tout simplement. Dans ce cas là l'enfant n'aurait pas vraiment de possibilité d'avoir un lien affectif également avec un homme, de se rapprocher aussi d'un homme, puisque les profs hommes (comme les profs femmes), bien que constituant des repères, ne vivent pas de lien affectif comme celui qu'un père peut avoir avec ses enfants, avec ses élèves, il est là pour faire son travail et ses élèves sont ses élèves, pas ses enfants ou ses nièces, neveux, petits-enfants etc. Dans certaines familles également, on voit de temps en temps les oncles et grand-pères etc. mais ceux-ci ne jouent pas vraiment un rôle pour les enfants, ne s'en occupent pas vraiment (je connais un oncle qui s'occupe beaucoup de sa nièce, l'amène au ciné etc. et je trouve ça super, je sais que ça existe dans d'autres familles). Quand je me regarde moi-même, pendant une période j'avais un peu peur des garçons parce que je m'étais faite vraiment emmerder (désolée pour le mot) au collège par la plupart des garçons qui étaient environ une quinzaine pour 6 filles dans ma classe et qui sous l'effet de groupe s'amusaient à prendre une victime (moi, en l'occurence, et d'autres aussi un peu). Et pourtant, j'avais d'autres références masculines, bien d'autres, dont des garçons de mon âge en dehors de cette classe avec qui je jouais beaucoup.

- J'ai cherché des infos sur les autres cultures et essayé de trouver des peuples où les enfants sont élevés exclusivement par les femmes ou les hommes pour voir si cela fonctionnait mais ce que j'ai trouvé, c'est une société (je ne sais plus où) où les femmes élèvent les enfants sans leur père. Par contre ça ne tient pas entièrement car j'ai pu découvrir que dans cet endroit, les enfants ont quand même un père adoptif qui est leur oncle (le frère de leur mère) et les élève comme leur père. Donc ça leur fait un père de substitution. Après, j'ai vu aussi qu'il y a des sociétés où les pères s'occupent des enfants (et d'autres où ce sont les mères, plus classiques) (ils ont quand même un père et une mère mais l'un des deux parents s'en occupe moins) mais comme ce sont de micros sociétés humaines, ils vivent tous de façon très rapprochée, vivent tous ensemble, en communauté, tissent tous de forts liens affectifs les uns avec les autres donc un enfant a des repères et référents multiples avec qui il tisse de vrais liens.

- On prend souvent l'exemple d'études pour montrer soit que les enfants de familles homoparentales vont moins bien ou vont aussi bien voire mieux que les autres. Mais pour moi ces études sont biaisées, dans un sens et dans l'autre parce que souvent elles sont soient commandées par des organismes religieux peu objectifs (pour beaucoup d'études disant que les enfants d'homos vont moins bien que les autres), soit à l'inverse commandées par des associations lgbt qui peuvent choisir parmil leur membres les meilleures familles. Disons que je n'ai pas trop confiance à ces études, ni de l'un ni de l'autre “camp” du coup. Il existe apparemment d'autres études plus sérieuses mais le problème est que, vu que la pma est autorisée dans certains pays depuis très peu de temps (je ne me souviens plus mais j'avais regardé et c'était autour de 2005-2006), les enfants ainsi conçus ont seulement 10 ans alors comment savoir s'ils vont vraiment bien ? Parce qu'à cet âge là on peut aller relativement bien mais les problèmes relationnels peuvent surgir plus tard, une fois l'adolescence entamée ou passée, ou une fois adulte, lors des épreuves de la vie qui font ressurgir des fragilités qui n'avaient pu être mise au jour avant parce que tout allait bien dans le contexte familial, à l'école etc et que l'enfant n'avait pas encore eu à affronter les difficultés de la vie. On peut même avoir l'air d'aller bien sans aller bien (moi perso, beaucoup pensaient que j'allais bien quand j'allais mal). Du coup, les études sont faites sur des enfants très jeunes qui n'ont pas encore atteint l'âge adulte et n'ont pas le recul nécessaire pour dire si leur période d'adolescence et leur accès à l'âge adulte s'est passé relativement bien, comme tout le monde ou non. D'autres études sont faites sur les enfants dont un des deux parents s'est rendu compte sur le tard qu'il était homosexuel (ou qui était bi) et est parti avec un autre homme ou une autre femme. Dans ce cas là les enfants ont un parent homosexuel mais ont tout de même un père et une mère donc ça n'a rien à voir. Ils sont juste dans une famille recomposée comme d'autres qui ont des parents hétéros.

- Au début, je me laissais moi-même aller à l'argument “oui mais vu que des enfants vivent seuls avec leur mère ou leur père parce que l'autre est décédé et se développent bien quand même, je ne vois pas le problème de la pma pour les lesbiennes”. Sauf que depuis j'y ai vraiment réfléchi, à cet argument, et il ne tient pas car dans le cas d'un décès, dans le cas d'une séparation de parents homme-femme dans laquelle un des deux parents ne s'occupe presque plus de son enfant ou plus du tout, ou dans le cas où l'un se barre en laissant l'autre se débrouiller sans plus jamais donner de nouvelles, tout cela n'est pas prévu délibérément dès le moment de la conception de l'enfant, ce n'est pas une donnée de départ tandis que dans le cas de la pma, on sait dès le départ, la loi cautionne dès le départ que tel ou tel enfant n'aura pas de père, c'est un fait prévu par elle donc je trouve ça normal qu'on se pose la question de savoir si la loi doit délibérément autoriser le fait de priver un enfant de père dès le départ ou non.

- Il y a par contre un autre argument que j'avais au départ et qui allait contre le projet de loi et maintenant je le trouve très erroné. Je pensais en effet que sans père, le lien entre l'enfant et ses mères serait trop fort et qu'il manquerait d'un tiers séparateur qui permet à l'enfant de se détacher et de grandir. Depuis j'ai compris que la seconde mère peut aussi jouer ce tiers séparateur et que ce n 'est pas le fait d'être un homme qui permet de faire office de tiers séparateur mais juste le fait d'être deux et de laisser l'autre jouer ce rôle quand on a tendance à être trop fusionnel avec son enfant. De plus, des pères dans des familles hétéro manquent à ce rôle de tiers séparateurs, ce qui montre que le fait qu'il y ait un homme et une femme ne prévoit en rien du bon déroulement des choses (et les femmes ne sont pas toutes fusionnelles avec leur enfant).

- Bref, au final, je suis plutôt contre sauf si :
* Dans le cas de l'adoption par un couple homosexuel de femmes, on choisit un autre référent (en accord avec celui-ci et les mères bien sûr qui ont leur mot à dire sur le choix de cette personne), masculin, qui pourrait jouer le rôle de père. Une des deux mères pourrait être appelée par son prénom et être comme la belle-mère. Ainsi le problème du roman familial évoqué plus haut serait résolu, l'enfant pourrait s'imaginer qu'il aurait pu naître dans cette famille où une femme et une seule l'aurait eu avec un homme avant de vivre en couple avec une autre femme. Cette belle-mère n'en jouerait pas moins le rôle de mère pour l'enfant et il faudrait qu'elle puisse avoir les mêmes droits sur l'enfant que celle appelée “maman” (comme le disait Gourmandise).
* Dans le cas de la pma, pareil, les mères pourraient choisir un référent masculin (par exemple un oncle ou un ami qui accepte de signer une sorte de contrat d'engagement à beaucoup s'occuper également de l'enfant, sans être forcément son père, mais à jouer un vrai rôle d'oncle ou de parrain).

La GPA maintenant : je suis contre essentiellement car :

- Des liens se tissent entre l'embryon et la femme qui le porte (même si dans la GPA ce n'est pas sa mère biologique mais la mère porteuse qui porte l'embryon d'une autre) pendant la grossesse, l'embryon puis le foetus entend la mère et son entourage, ressent ses émotions, sentiments etc. Il se tisse quelque chose à ce moment là et c'est toujours une déchirure, un traumatisme quand un enfant est séparé de sa mère à la naissance, comme abandonné. Et là, l'Etat créérait la possibilité de prévoir ces abandons, créérait les conditions pour qu'un abandon ait lieu et pour qu'un enfant adoptable existe ensuite, ce qui est contraire à l'éthique.
- Car j'imagine ensuite la galère pour expliquer à l'enfant d'où il vient : d'une mère porteuse qui dès le départ avait prévu de le laisser à ses pères dont l'un est son père biologique et l'autre adoptif, et qui était sa mère porteuse mais pas sa mère biologique. L'enfant peut avoir l'impression aussi d'avoir été acheté par ses pères comme un vulgaire produit vu l'argent en jeu dans ce type de procédure. Cela doit avoir un gros impact psychologique quand même, le fait de savoir que tes pères ont payé une femme pour qu'elle te fasse et t'abandonne ensuite à eux, bonjour la faille narcissique après.
- J'imagine aussi les enfants de cette femme. Que vont-ils penser quand ils vont voir leur mère porter un enfant et ne pas revenir avec et quand elle leur aura expliquer que cet enfant, elle l'a donné à deux hommes qui voulaient un enfants ? Je me dis qu'ils vont peut-être avoir peur à leur tour d'être un jour donné, qu'ils vont se dire qu'ils ne connaîtront jamais leur frère ou leur soeur (même s'il ou elle ne l'est pas biologiquement), qu'ils vont se dire que cet enfant, et donc eux-mêmes peut-être, ne représentait pas grand chose pour leur mère vu qu'elle a accepté de le laisser.
- Enfin, la gpa serait aussi galère parce que si la mère porteuse s'attache trop au bébé qu'elle porte et met au monde et veut finalement le garder, comment faire ? Cette femme est humaine et peut être déchirée de se séparer de l'enfant sans avoir pensé que ça la déchirerait à ce point au départ. Si par malheur, aussi, des raisons médicales font que la mère devrait plutôt avorter, ne risque-t-elle pas de subir de la pression des pères qui auront tout financé pour qu'elle n'avorte pas ? Si la mère met au monde un enfant handicapé (handicap mental non décelé avant la naissance par exemple) et que les pères n'en veulent plus (je sais, ce serait horrible mais bon, tout est possible), quid de l'enfant ? Pareil si l'handicap est décelable et qu'il est encore temps d'avorter. Si la mère ne veut pas avorter car c'est contre ses principes et que les pères le voudraient, la mère va être obligée de garder cet enfant alors qu'elle ne le voulait pas au départ ou d'accoucher sous x ensuite.
- Je crains les dérives. Honnêtement, quelle femme qui n'est pas dans une situation des plus précaires accepterait de porter l'enfant de deux inconnus pendant 9 mois et subir les douleurs de l'acouchement pour ensuite le donner ? Les mères porteuses feront ça pour l'argent et si la rémunération est faible, il risque d'y avoir de l'argent sous le manteau.

Voilà mon avis, et il n'est pas homophobe comme certains disent car d'une part je ne suis pas sûre du tout du tout d'être hétéro et que je n'ai pas honte de cet état de fait, et car d'autres part je me poserais les mêmes questions pour deux amies hétéro ou deux amis hétéro en coloc qui auraient définivement arrêté, après des années d'échecs sentimentaux, de chercher à trouver l'amour et qui auraient décidé d'adopter ensemble sans être un couple. Je me poserais exactement les mêmes questions, vraiment. Je tiens quand même à dire que je sais que dans la manif pour tous (à laquelle je n'ai pas participé bien sûr puisque je suis quand même pour le mariage et le fait que les couples homos et les célibs se portent candidats à l'adoption même s'ils dans ma vision des choses c'est normal qu'ils ne soient pas prioritaires -à équilibre psychologique égal avec des couples hétéros j'entends, bien sûr si les couples hétéros candidats qui sont leurs “concurrents” sont moins équilibrés je trouverais normal qu'ils passent avant-, et parce que je suis pour la pma avec les aménagements que j'ai dits), il y a de vrais homophobes en nombre (ceux qui disent qu'ils refusent l'adoption aux gays parce que selon eux ce sont des débauchés ou des pervers etc.), mais il ne faut pas croire pour autant que tous ceux qui y participent le sont ou que tous ceux qui se posent des questions sans y participer le sont. Il y a même des homos et des bis qui sont contre et qui pourtant n'ont pas honte d'être homos ou bis et s'assument en tant que tels.

Maintenant j'aimerais savoir, pour ceux qui connaissent beaucoup de lesbiennes et de bis : si jamais je me rends compte que je suis bi ou homo (mais ça, ça m'étonnerait quand même, même si parfois je doute tellement que je me pose même la question) et que je ne trouve pas d'arguments qui me feront totalement changer d'avis, pensez-vous que j'ai une chance de rencontrer une lesbienne ou une bi qui ne veuille pas d'enfant ou est-ce rare (si certains connaissent le pourcentage de femmes qui ne veulent pas d'enfants, environ, ont des statistiques) ? Sinon, pensez-vous que même sans être d'accord avec moi, beaucoup de bis et de lesbiennes pourraient comprendre ma position sans me traiter d'homophobe ou d'hétéro qui veut juste s'amuser si je cherche un jour à rencontrer une femme bi ou lesbienne (pour l'instant ce n'est pas d'actualité mais bon, on sait jamais, comme je tombe rarement amoureuse, parfois je me pose des questions et je me demande si je n'aurais pas plus de chances de tomber amoureuse d'une femme que d'un homme) ? Merci de répondre à ces questions si vous pouvez parce que ça me prend vraiment la tête, si vous saviez ! Si vous saviez comme j'aimerais être persuadée qu'un enfant n'a aucune raison de plus que les autres de souffrir dans un couple homo, je me laisserais plusieurs possibilités ouvertes tandis que là, je fais en sorte de ne regarder que du côté des hommes parce que si jamais ce n'est pas d'un homme que je tombe amoureuse et avec qui je veux vivre, la question épineuse de l'enfant va se poser (et si je cède, par amour, et que l'enfant est malheureux, je culpabiliserai toute ma vie et ça, non merci). A la limite il faudrait que j'attende d'avoir des études hyper sérieuses sur la pma une fois que les enfants issus de pma et sondés auront atteint l'âge adulte et tout le recul nécessaire pour vérifier qu'ils n'ont pas eu plus de problèmes que les autres.
Désolée si mon post est un peu (en fait très) long ! ^^
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Biscuit » 4 années plus tôt

Hirondelle a écrit :Voilà mon avis, et il n'est pas homophobe comme certains disent car d'une part je ne suis pas sûre du tout du tout d'être hétéro

Etre soi même LGBT n'a jamais préservé d'être homophobe, tout comme on peut être juif et antisémite, noir et raciste...

Tu t'inscris ici seulement pour poster un (très long) plaidoyer contre le mariage pour tous, alors que cette loi a été adoptée désormais, et donc qu'il n'y a plus lieu de débattre. Quel intérêt ? Qu'espère tu que l'on te réponde ? Tu sembles en plus t'être déjà toi même documentée, intéressée au sujet... Pour ma part je n'ai absolument rien à te répondre, je préfère gaspiller mon énergie ailleurs. Je suis juste peiné de lire de telles choses de la part de quelqu'un de ton age, en France, en 2015... :?

Ou alors tu es juste un troll, ce qui semble, reconnais le, très probable, et qui me ferait tellement plus plaisir ! :D
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Hirondelle » 4 années plus tôt

C'est facile je trouve de ne citer qu'une partie de ma phrase (le "d'une part")... Si je ne suis pas homophobe, ce n'est pas uniquement parce que je ne suis pas sûre d'être hétéro mais surtout parce que je ne vois pas le problème de ne pas l'être et que je ne trouve pas de honte à ne pas l'être.

Libre à toi de penser que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec toi sont des troll mais là encore c'est un peu facile.

Si je viens ici et que je poste ça, c'est parce que (comme c'est le cas depuis des mois), je suis dans une recherche sincère de me faire un avis final. Pour le moment ma réflexion et mon avis en est là mais si jamais quelqu'un ici trouvait tous les contre arguments aux miens et qu'ils parviennent à me convaincre vraiment, je changerai d'avis et ce sera alors plus simple pour moi d'envisager un avenir soit avec homme soit avec une femme. Parfois je me dis aussi que si mes prochaines relations avec des hommes se soldent par des échecs et que je n'en tombe pas vraiment amoureuse (pour l'instant j'ai du mal à me situer vu que je n'ai été que deux fois amoureuse, d'une femme et d'un homme), je tenterai de rencontrer des femmes bi ou lesbiennes qui cherchent des relations sérieuses pour voir si avec l'une d'elles les sentiments amoureux naissent. Disons que j'aimerais bien pourvoir regarder des deux côtés (vers les femmes et les hommes) mais vu que maintenant, depuis ce débat et cette loi, les gens se traitent de tous les noms sans réfléchir vraiment à la position adversaire (les uns traitent les autres de dépravés ou d'abominations, les autres d'homophobes), sans vraiment faire abstraction, parfois (pour une partie), du fait qu'ils soient cathos ou bi/homo et qu'ils doivent donc se situer dans le camp majoritaire auquel ils appartiennent par la religion ou l'orientation sexuelle, j'ai un peu peur de rencontrer des bis ou lesbiennes qui dévient sur le sujet des enfants et de l'adoption un moment donné (parce que c'est quand même le grand sujet d'actualité cette année) et qu'alors je me vois, comme ici, traiter d'homophobe. Du coup en postant ici mon but est double, voir les contre arguments aux miens pour pouvoir y réfléchir encore personnellement (parce que ce n'est pas une loi qui me fournit mon avis et me permet donc de penser à mon avenir personnel) et voir si ma peur est fondée ou non, si des gens sont capables de vraiment argumenter sans finir par prendre l'autre pour un débile qui n'a pas réfléchi, au mieux, ou au pire pour un homophobe.
Pour moi c'est normal que cette loi suscite beaucoup d'interrogations parce qu'elle touche à l'avenir des enfants, pas seulement à la vie privée d'adultes consentants et je vous assure que dans les contre même s'il y a bien sûr des homophobes qui sont contre sans savoir vraiment pourquoi ou parce qu'ils prennent les homos pour des pervers ou des pédophiles, il y en a d'autres qui ne le sont pas mais qui s'interrogent vraiment parce que l'on ne peut tout de même pas balayer la psychologie, la complexité de construction d'un être en devenir d'un revers de main et que les psys eux mêmes ne sont pas unanimes que le sujet. Après, je sais que mon post est long mais si je ne détaille pas ma pensée je n'aurai pas de vraie réponse à mes arguments. De plus quand je m'interroge sur un sujet qui m'intéresse vraiment je le fais à fond, que ce soit pour ça ou autre chose, j'ai tendance à me poser des questions sans arrêts sur plein de trucs depuis toute petite.

Après, je doute que tu aies tout lu en entier puisque tu me traites d'homophobe ou le suggère. Tu auras pu remarquer, si tu l'as lu en entier, que j'aurai été pour avec des aménagements et que l'un de mes arguments contre, je le rejette maintenant après réfléxion et recherche. Un homophobe pense qu'un homosexuel, parce qu'il est homosexuel est nocif pour un enfant, lui montre le mauvais exemple ou que sais-je encore. Ceux qui sont contre ou pour avec aménagements ne le sont pas pour cette raison mais parce qu'ils pensent que l'enfant va manquer ou d'un père ou d'une mère + que ça peut être compliqué pour l'enfant (voir ce que dit Pierre Lévy Soussan et me fait douter).
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Biscuit » 4 années plus tôt

J'ai bien lu ton message en entier. Je ne t'ai pas traité d'homophobe. On a déjà longuement (très, trop ?) débattu ici et ailleurs de la question du mariage pour tous. Je ne vois pas l'intérêt d'y revenir maintenant, et très franchement je passe mon tour pour te répondre à ce sujet. Sincèrement, tu étais où en 2013 lorsque tout le monde y allait de son avis sur le mariage gay ? Difficile de passer au travers de ces débats... Du coup quels arguments nouveaux pourrait on t'avancer si, en 2015, tu campes encore sur tes positions ?

Mais puisque tu as besoin de rattrapage et de contre arguments, je t'offre 24 pages de débat : viewtopic.php?f=15&t=7496&hilit=mariage :wink:
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Hirondelle » 4 années plus tôt

Ok, je comprends que tu en aies marre de ce débat et sois un peu lassé, pas de soucis :)
Sinon, en 2014 et 2013 j'étais bien là à écouter les débats mais souvent ça tournait en rond quand même avec les mêmes arguments des deux côtés. Mais ils m'ont quand même fait réfléchir, dans un sens et dans l'autre. En effet j'ai abandonné un de mes arguments contre (celui sur le rôle du père qui, en étant absent, empêche l'enfant de se défusionner de sa mère, voir mon loong post plus haut lol, vu que j'ai compris que la seconde mère peut jouer le même rôle de tiers séparateur) et un de mes arguments pour (celui consistant à dire que comme ça existe déjà, des enfants sans mère ou père à cause d'accidents de la vie, ça pose pas de problèmes de créer ces “accidents” dès le début). Souvent, dans les arguments contre, j'entendais aussi celui consistant à dire que l'enfant se ferait moquer à l'école. Pour ma part cet argument-là ne m'a jamais convaincue. En effet un enfant peut se faire moquer à l'école à cause de sa famille homoparentale mais de toute façon il trouvera toujours des amis dans sa classe quand même et les adultes de l'établissement sont là pour intervenir. De plus je ne pense pas que ce soit en cédant à la pression extérieure qu'on doit faire les lois, sinon la loi sur le droit de demander le divorce ne serait jamais passée. Et puis les enfants nés hors mariage autrefois moqués ne le sont plus maintenant donc je pense que ce sera la même chose avec les enfants de couples homos. Dans les arguments pour, un autre m'a quand même convaincue à moitié, celui consistant à dire que l'enfant trouvera une identification féminine ou masculine en dehors de ses deux parents en couple homo mais pour moi il aurait juste fallu aller au bout de cet argument là en faisant en sorte que ce soit bien le cas par un contrat avec un autre membre de la famille ou un(e) ami(e) (du sexe opposé aux deux parents) s'engageant à s'occuper aussi pas mal de l'enfant. En gros cet argument me convainc mais seulement pour les familles où l'extérieur ou la famille plus large ont une grande place, pas pour les familles restant toujours en famille restreinte et ne faisant pas trop sortir leur enfant. Par contre c'est vrai que dans les débats j'entendais souvent l'argument “ça existe déjà et ils sont heureux” mais ensuite on nous sortait les enfants d'un parent homo qui a quand même une mère et un père car né d'une union hétéro à la base, et qui voit toujours ses deux parents grâce aux droits de visites etc., comme dans le cas de tout divorce. Donc pour moi ça ne compte pas ça, tout comme le cas d'enfant d'un gay et d'une lesbienne qui l'ont eu ensemble (vu dans des reportages) parce que là aussi l'enfant a un père et une mère. L'argument qui me pose le plus question et me fait le plus pencher du côté du contre est celui de Pierre-lévy Soussan que j'ai vu dans une vidéo du net (conférence) et je n'ai jamais trouvé pour le moment d'argument contre celui-là qui me parle car petite, je me posais beaucoup de questions tout le temps (bon, après, c'est vrai que je suis de nature plutôt anxieuse de base et c'est toujours le cas) alors j'imagine que les enfants de couples homos doivent être un peu perdus. Et puis en plus, avant qu'on leur explique leur naissance, ils peuvent croire inconsciemment qu'ils sont nés de deux mères ou deux pères et apprendre le contraire ensuite (quand ils sont en âge de comprendre et que leurs parents leur expliquent -parce que je sais bien que la plupart des parents homos censés, leur expliqueront, l'argument “on ne ment pas aux enfants” est un peu tiré par les cheveux de ce côté là)peut les perturber parce qu'on ne peut pas vraiment tout expliquer à l'âge de 1,2, 3 ans trop compliqué.

Bref, je vais quand même aller voir toutes ces pages de débats pour voir si je trouve un contre argument à celui qui me fait le plus pencher vers les “contre”. Merci pour le lien et sans rancune (puisqu'apparemment tu ne me traitais pas d'homophobe).

Si personne ne me répond plus, dommage mais tant pis, je comprends et je posterai ailleurs plus tard (dans une rubrique non polémique).
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Re: Contre les familles homoparentales

Messagepar Gilles25 » 1 année plus tôt

Il me semble que c'est le mariage tout court qui est contre nature. Alors homo, hétéro, stroumpfs, quelle différence.

Comment vivent les êtres humains à l'état sauvage ? Là est la réponse à toutes les questions de société, car le naturel dans ce monde, c'est l'état sauvage. N'en déplaise au calotins, l'homme est un animal sauvage comme les autres en tout cas pas un être divin. Mais bon, vu qu'il y en a qui croient encore que la terre est plate, on n'est pas sorti de l'auberge.

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