Source : Association Bi'cause

(version revue de septembre 2007)

 

De l’identité bisexuelle :

La bisexualité a toujours existé. Elle existe parce que nous, bisexuel(le)s, dans notre diversité, déclarons l’être. C’est un sentiment d’être au monde avant d’être un style de vie.

Nous sommes attirés affectivement et/ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre, sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l’assumons.

Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours, simultanément ou successivement. Nous les vivons, comme chacun, de façon permanente ou transitoire.

Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles, de l’abstinence au multipartenariat.

Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance. Parmi nous, certain(e)s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d’autres, elle va de soi. Nous la vivons dans notre identité et/ou dans nos pratiques.

Ce que nous partageons, c’est la volonté de l’assumer en soi et, si possible, avec les autres.

De la dignité bisexuelle :

Notre identité n’est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.

Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l’on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l’on peut en changer.

Nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre bisexualité.

Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et remettons en cause la prévalence masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.

Nous refusons également la normativité gaie et lesbienne qui tend à réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.

Nous luttons contre tout ordre normatif masculin ou féminin, qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, asexuelles, transgenres, intersexuelles, transsexuelles.

Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacun(e) de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).

A cette fin, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d’entre nous ; cela passe par notre visibilité et par la valorisation de différentes figures d’identification bisexuelles.

Nous souhaitons réduire la biphobie et les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations.

Pour ce faire, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs et autorités (religieux, médical, juridique, scientifique, médiatique, etc.).

Des droits des bisexuel(le)s :

Nous exigeons :

  • d’être reconnu(e)s comme bisexuel(le)s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
  • de voir la bisexualité considérée au même titre que l’hétérosexualité,
  • de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
  • de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) sans avoir à sacrifier notre bisexualité et, dans tous les cas, de voir reconnu notre rôle éventuel de parent, beau-parent, parrain, éducateur,
  • de disposer d’espaces où il soit possible de s’exprimer, d’échanger et de partager des expériences avec d’autres personnes bisexuelles,
  • que les médias rendent compte de l’existence des bisexuel(le)s au même titre que celle des hétérosexuel(le)s et des homosexuel(le)s,
  • que les politiques d’éducation et de prévention, notamment en rapport avec les Infections Sexuellement Transmissibles, traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que les autres orientations sexuelles.

Des devoirs des bisexuel(le)s :

Nous sommes pleinement responsables à l’égard de nos proches et de la société.

Comme dans toute relation affective, nous devons le respect à nos partenaires. Cela oblige, au sein du

groupe affectif ainsi constitué, à construire des valeurs/repères acceptées par tous.

Conclusion :

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.

Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.

Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel(les)s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.

Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels (2007)

Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels (première version)



Grâce à Yen-Hsiu de l’association Bi The Way vous pouvez lire le texte également en anglais et en chinois :

Version anglaise_The Manifesto of French bisexuals 2007 (English version)

Version chinoise_法國雙性戀者宣言 2007 (中文版)

 

Grâce à Valérie et Laura la version italienne :

Manifesto-francese-delle-bisessuali-e-dei-bisessuali_V4

La bisexualité peut être définie comme la faculté chez une personne de ressentir de l'amour et/ou du désir pour une autre personne quel que soit son sexe. Il en découle qu'une personne bisexuelle peut en théorie tomber amoureuse ou du moins éprouver du désir aussi bien pour une femme que pour homme.

Mais cette définition est très loin d'être complète car la bisexualité peut se manifester de manières très différentes d'une personne à l'autre. En effet pour beaucoup de bisexuels il faut prendre en compte une prédominance dans leur sexualité qui peut être hétérosexuelle ou homosexuelle. Ainsi il existe une infinité de formes de bisexualités que l'on peut placer sur une échelle allant de "exclusivement hétérosexuel" à "exclusivement homosexuel", avec pour point central une sexualité qui portera sur les deux sexes à parts égales.

La bisexualité peut aussi être vécue d'une manière concrète ou rester à l'état de fantasme. Bisexualité ne rime pas forcément avec relations multiples. Un bisexuel peut très bien faire le choix d'une vie hétérosexuelle tout en conservant une attirance pour le même sexe qui pourra se révéler et être vécue (ou pas) dans le futur. On peut donc être bisexuel uniquement dans son âme sans forcément le vivre.

Car enfin il faut aussi considérer l'évolution d'une sexualité dans le temps. On ne garde pas toujours la même sexualité toute sa vie. Ainsi, pour prendre un exemple, une personne ayant mené une vie hétérosexuelle jusqu'à ses 40 ans, puis homosexuelle ensuite pourra être considérée comme bisexuelle dans le sens où elle a un vécu à la fois hétérosexuel et homosexuel. Mais elle pourra très bien se considérer exclusivement homosexuelle selon ce qu'elle ressent ou pas pour le sexe opposé.

Ces quelques cas de figure ne constituent en rien une définition complète de la bisexualité, mais donnent une approche de ce qu'est cette forme de sexualité qui a toujours existé, bien qu'elle puisse prendre des apparences très diverses.

L'essentiel à retenir est que chacun doit être libre de vivre sa sexualité comme il l'entend, sans avoir forcément à se définir comme hétérosexuel, bisexuel, ou homosexuel vis à vis de la société.

(ou comment expliquer l'homosexualité à l'envers / démonstration par l'absurde)
 

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi vous étiez hétéro ? et depuis quand ? et comment vous pouvez en être si sûr ? Ce petit questionnaire devrait vous aider à accepter votre hétérosexualité ;-)

> D'où pensez-vous que puisse provenir votre hétérosexualité ?

> Quand et dans quelles circonstances avez-vous décidé d'être hétérosexuel ?

> Se peut-il que votre hétérosexualité ne soit qu'une phase difficile et troublante à passer ?

> Se peut-il que vous soyez hétérosexuel parce que vous craignez les personnes du même sexe ?

> Si vous n'avez jamais couché avec un partenaire du même sexe, comment savez-vous que vous ne préféreriez pas cela ? Se peut-il qu'il vous faille une bonne expérience homosexuelle ?

> A qui avez-vous avoué votre hétérosexualité ? Comment ont-ils réagi ?

> L'hétérosexualité ne dérange pas tant qu'on ne fait pas étalage de ses sentiments. Pourquoi toujours parler d'hétérosexualité ? Pourquoi tout centrer là-dessus ? Pourquoi donc les hétérosexuels font-ils toujours un spectacle de leur sexualité ? Pourquoi ne peuvent-ils pas vivre sans s'exhiber en public ?

> La grande majorité des agressions sexuelles sur les enfants sont dues à des hétérosexuels. Croyez vous que votre enfant soit en sécurité en présence d'hétérosexuels ? Dans la classe d'un professeur hétérosexuel en particulier ?

> Plus de la moitié des couples hétérosexuels qui se marient cette année divorceront dans les trois ans. Pourquoi les relations hétérosexuelles sont-elles si souvent vouées à l'échec ?

> Devant la vie malheureuse que mènent les hétérosexuels, pouvez-vous souhaiter à votre enfant d'être hétérosexuel ? Songeriez-vous à envoyer votre enfant chez le psychologue s'il venait à avoir des tendances hétérosexuelles ? Seriez-vous prêt à faire intervenir un médecin ? A lui faire entreprendre une thérapie suivie pour qu'il change ?

Dix questions pas toujours sans réponse, par Catherine Deschamps, co-auteur du livre "La Bisexualité : le dernier tabou" (Ed. Calmann-Levy)

 

Que dit-on des bisexuels ? Et que disent-ils d'eux-mêmes ? Hétéro ou homo ? 20%, 40%, allez, 60% bi ? A questions idiotes, réponses 100% garanties sincères et véritables. Même si elles ne sont pas toujours politiquement correctes.

Pleins feux sur les clichés de la bisexualité.

 

1) La bisexualité n'existe pas !

C'est une affirmation que l'on pourrait discuter à l'infini. En revanche, les bisexuels existent bel et bien, puisque nous sommes là, de chair et d'os ! Et puis, si nous n'existons pas, pourquoi sommes-nous sujets, au rnieux, de tant d'interrogations, au pire de tous ces clichés ?

 

2) La bisexualité n'est qu'une phase de transition !

Ca dépend. C'est vrai pour certains bisexuels qui finissent par s'installer durablement dans une relation hétéro ou homosexuelle. Pour d'autres, en revanche, la transition doit s'étaler sur l'espace de toute une vie car ils sont toujours bi à 70 ans. Peut-être que la vie toute entière n'est-elle qu'une transition, un passage...

 

3) La bisexualité n'est qu'une mode !

Rejeter l'incidence de la mode serait naïf. Mais peut-être devrait-on inverser les termes de l'affirmation et constater que c'est la mode qui s'est emparée de la bisexualité. Car enfin, qui oserait nier que les pratiques bisexuelles, si elles n'ont pas toujours été sous le feu des projecteurs, existent de tout temps et en des lieux les plus variés.

 

4) Les bisexuels sont incapables de se définir !

Si l'on demande séparément à dix personnes qui s'autodésignent comme bisexuelles de définir la bisexualité, il est fort probable que leurs définitions ne seront pas exactement superposables. Mais faites le test auprès de dix pédés, dix lesbiennes ou dix hétéros, le résultat ne sera sans doute pas beaucoup plus probant. A cela rien d'étonnant puisqu'une définition individuelle se nourrit aussi de vécus personnels, et que, par chance, ceux-ci ne sont pas tous identiques.
Ainsi, la question est de savoir pourquoi on devrait davantage imposer aux bis la nécessité d'une homogénéïté.

 

5) Les bisexuels sont des traîtres à la cause homo !

Le fait d'être bi n'empêche en rien de militer au côté des gays pour plus de droits et pour une meilleure acceptabilité sociale ; nous y avons tout intérêt. Etre bi, c'est, entre autres, être homosexuel. Les bis rencontrent les mêmes problèmes de discrimination, de violence verbale et physique, de moquerie.
Quelques bis sont homophobes, peut-être, mais n'avez-vous jamais rencontré de pédés homophobes ? Et quand, dans certains milieux, s'affirmer bi s'avère plus difficile que se dire pédé ou goudou, n'y a t-il pas des questions à se poser ? Espérons qu'il y a de la place pour tous, dans le respect de chacun.

 

6) Les bisexuels sont incapables de choisir !

Depuis quand le choix implique t-il l'unicité? Avoir deux objets de désir (hommes et femmes) résulte d'un choix au même titre que n'en avoir qu'un.
Indépendamment de l'orientation sexuelle, quelle place est réservée au choix dans toute forme de sexualité ?

 

7) Les bisexuels sont forcément infidèles !

Les bis, tout comme les hétéros ou les homos, sont parfois infidèles. Mais ni plus ni moins. Un bisexuel ou une bisexuelle peut-être en même temps avec un (des) homme(s) et une (des) femme(s), ou tour à tour avec une femme puis un homme, en restant exclusif sur chacune de ces périodes.
Mais, d'une certaine façon, peu importe : les bisexuels ne sont pas plus obligés que d'autres de tomber dans les pièges de la justification. Ils n'ont ni plus ni moins que les autres le droit d'être multipartenaires si bon leur semble !

 

8) Les bis sont tous des obsédés sexuels !

On aimerait bien dire oui. Mais l'activité sexuelle des bis n'est pas plus débridée que celle de leur voisin de palier.
Les bis développent la même énergie que ceux qui ne le sont pas : multi-partenariat, vie de couple monogame, célibat par choix ou non.

 

9) Les bisexuels sont sans points de repère !

C'est un peu vrai. En France, il n'y a pas de visibilité bisexuelle, ni même l'embryon d'une culture bi structurée.
Bi'Cause est, à notre connaissance, la seule association de bisexuels de ce pays. C'est pourquoi il faut nous rejoindre et nous soutenir. Enfin, si vous êtes concernés...

 

10) Les bisexuels sont ceux qui transmettent le SIDA !

Cette affirmation n'a aucune valeur. Ce sont les "comportements" qui sont à risque et non les "groupes".

 

 

 
 
(source : association Bi'cause)

L'article qui suit a été rédigé par Laigle, un membre du forum. Parler de l'homophobie me parait très important sur un site consacré à la bisexualité pour les raisons suivantes. Tout d'abord c'est un fléau insupportable et indigne d'une société qui se veut moderne et civilisée. Ensuite nous sommes tous concernés, et nous autres bi plus particulièrement, parce qu'on sera considéré par les homophobes de la même manière qu'ils considèrent les gays, et parce qu'il est de notre devoir de faire avancer les choses, tout simplement. Enfin nous sommes aussi concernés par la biphobie, qui nait dans le meme berceau que l'homophobie bien qu'elle s'exprime parfois différemment et provient aussi dans certains cas du milieu gay.

 

Le terme d'« homophobie » désigne l'hostilité explicite ou implicite subie par les homosexuels. Cette hostilité relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la désapprobation envers l'homosexualité, qu’éprouvent certaines personnes à l’égard de l’homosexualité et des homosexuel-le-s. L’homophobie peut affecter tout un chacun, hétéro- ou homosexuel, et porte préjudice en premier lieu aux gays, lesbiennes, transexuels, et bisexuel-le-s, mais aussi à leur famille et leurs amis.

Comme le racisme, l’homophobie ne repose sur aucun fondement sérieux. Elle considère l’homosexualité comme inférieure, anormale et marginale. Pourtant l’homosexualité existe en tout temps et en tout lieu.

Le meurtre — qu'il soit légalisé dans le cas de la peine de mort ou non — n'est pas la violence la plus répandue. Il faut compter au titre des violences dues à l'homophobie surtout les passages à tabac, voies de fait, insultes, etc. D'autre part, l'injure homophobe est, en France, très commune, bien que souvent démotivée : des expressions comme pédé, tapette ou encore enculé sont fréquentes. Elles ne servent cependant pas toujours à injurier une personne soupçonnée d'homosexualité.

Tirant ses origines de l’histoire judéo-chrétienne et de phénomènes culturels, sociologiques et psychologiques complexes, l’homophobie est présente à de multiples niveaux dans la société, dans le coeur et l’esprit de nombreuses personnes, dans le vocabulaire courant, dans les livres comme dans les institutions.

Intimement liée à la problématique du sexisme (domination masculine) et à des définitions stéréotypées de la masculinité et de la féminité, l’homophobie engendre des discriminations (exclusion, violence verbale, voire physique) à l’encontre des homosexuel-le-s et de leur entourage, des sentiments malaisés lorsque le sujet de l’homosexualité est soulevé, et réduit souvent les gays, les lesbiennes et les bisexuel-le-s à cacher leur orientation affective.

L’homophobie est la source d’isolation sociale, de dépressions, voire de tentatives de suicide, en particulier chez les adolescents qui découvrent leur homosexualité dans un milieu qui ne favorise pas le développement et l’acceptation de leur orientation sexuelle.

Le terme "homophobie" semble avoir été utilisé pour la première fois aux Etats-Unis en 1971, mais ce n’est qu’à la fin des années 1990 qu’il apparaît dans les dictionnaires de langue française.
Pour le Nouveau Petit Robert, homophobe est celui qui éprouve de l’aversion envers les homosexuels, et pour Le Petit Larousse, l’homophobie est le rejet de l’homosexualité, l’hostilité systématique à l’égard des homosexuels (1998).
Cf. à ce sujet Daniel Borillo, L’homophobie, PUF, Coll. Que sais-je ?, Paris, 2000

 

Différents niveaux d’homophobie

Homophobie du langage  : insultes, plaisanteries, vocabulaire négatif qui stigmatise l’homosexualité et les personnes homosexuelles.

Homophobie personnelle  : sentiment/croyance personnelle que les homosexuels sont anormaux, bizarres, malades. Sentiment de peur, insultes, évitement, violence verbale, voire physique.

Homophobie institutionnelle  : institutions, lois, règlements qui discriminent les homosexuels.

Homophobie sociale et culturelle  : normes sociales et culturelles qui favorisent l’hétérosexualité au détriment de l’homosexualité. Privilèges inconscients. Valeurs sociales, religieuses, culturelles, livres, iconographie qui excluent les homosexuels.

Homophobie intériorisée des homosexuel-les  : les homosexuel-les eux-mêmes intériorisent les préjugés, les normes sociales homophobes et en viennent à se dévaloriser, voire à se détester eux-mêmes, et à dévaloriser, voire à détester les homosexuel-les de leur entourage.

Hétérosexisme  : présupposé qui veut que tout le monde soit hétérosexuel, et que l’hétérosexualité soit la seule option valable (cf. homophobie institutionnelle et culturelle). Souvent inconscient.

 

L’homophobie en chiffres (USA)

Un collégien américain entend en moyenne des commentaires homophobes ("pédé", "tapette", "gouine", etc.) 26 fois par jour.
Dans 97% des cas, les enseignants n’interviennent pas.
80% des jeunes gays et lesbiennes souffrent gravement d’isolation sociale.
53% des élèves entendent des commentaires homophobes de la bouche des enseignants et administrateurs de l’école.
28% des élèves gays quittent l’école avant d’obtenir leur diplôme, contre seulement 11% des élèves hétérosexuels.
26% des jeunes gays sont mis à la porte du foyer familial par leurs parents.
19% des jeunes gays et lesbiennes sont victimes d’agressions physiques à cause de leur orientation sexuelle.
Le taux de suicide est 4 fois plus élevé chez les adolescents gays que chez les hétérosexuels.

En France, 30 % des jeunes homos font des tentatives de suicide. Un chiffre énorme….

Dans 40 Etats américains sur 50, un enseignant peut être licencié parce qu’il est gay.

Parce qu'on a peur du différent de soi...

Il y a malheureusement encore des gens pour croire (ou feindre de croire, pour mieux effrayer le badaud…) qu'il existe un lien entre pédophilie, homosexualité et bisexualité.

Mais ce n'est guère le procès de la mère qu'il faut faire, mais le procès de la société, avec ses tabous et ses oeillères, dans laquelle elle a vécu et dont elle a été victime. C'est aussi pour ça que l'homosexualité ne doit pas rester secrète, privée comme quelques personnes le clament hypocritement.
Pour la dédramatiser, il faut au contraire communiquer sur le sujet.
Ne soyons donc pas choqués par deux hommes qui s'embrassent ou se donnent la main dans la rue, au supermarché ou dans le métro. Compte tenu, encore aujourd'hui, du cran qu'il faut pour le faire, c'est encore plus beau que quand c'est un homme et une femme.


Crime homophobe

Un jeune homme gay vivant sur Marseille, agression homophobe, tombant dans le coma, mort le 11 mai 2006 enterré le 17 mai, à l’age de 23 ans.

Je trouve que ce sont des actes a dénoncer, il n’est pas normal qu’aujourd’hui dans la société que l’on vit, des gens se font taper à en mourir, parce qu’il ne sont pas dans la ‘’norme’’ que la société veut nous regrouper, en fait quel ‘’regroupement’’ ? Bonne question…
Je ne suis même pas sûr, que les personnes qui commettent de tels actes, savent pourquoi ils le font.

On veut nous faire croire que l’être humain devient bon, et d’un autre coté, tous les malades, qui ne sont pas enfermés, plus ils tuent d’autres personnes plus on parles d’eux, et moins ils sont condamnés, ou est la logique ?

Et les victimes dans tous cela, on les enterre et alors on les oublies, et les ‘’fous’’ devienne des ‘’stars’’.

L’homophobie, tout comme le racisme, et la xénophobie, sont des actes à dénoncer, il n'y a pas lieu d’avoir au jour d’aujourd’hui, de tels actes de discrimination.

Je ne pouvais pas m’empêcher d’écrire cela, car je crois que c’est un sujet grave, trop grave, pour qu’il reste et qu’il passe inaperçu.

Éduquons nos enfants, pour que le monde change, et ses mentalités barbares disparaissent, pour que nous puissions vivre toutes et tous dans un monde meilleur.



Laigle

Juin 2006

 

 

Sources :
http://www.amnestyinternational.be/doc/article3527.html
http://www.sos-homophobie.org/
http://www.homophobie.org/default.aspx?scheme=1050
http://www.ilga.org/index.asp?LanguageID=3
http://fr.wikipedia.org/wiki/Homophobie
http://www.monchoix.net/article265.html
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-02-05/2003-02-05-257615
http://homophobie.free.fr/i_dictionnaire.htm
http://www.energay.org/spip/mot.php3?id_mot=2
http://www.emergence.qc.ca/default.aspx?scheme=3128
http://www.gayromandie.ch/
http://www.swissgay.ch/
http://www.vogay.ch/
http://www.france.qrd.org/actualites/assoc.php3?id_assoc=692
http://www.tetu.com/

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